Plus qu'une petite semaine, et le Québec sera sous mes pieds. La neige aussi.
La dernière semaine fut plutôt calme. À ma dernière soirée à Palmerston North, j'ai eu la chance d'assister à la Parade de Lanternes, soirée d'ouverture du Festival des cultures. Précédée par un spectacle de talents locaux ds différentes communautés ethniques, la parade était menée par un dragon géant, suivit de petits et grands qui ont fabriqués leur propre lanterne en papier au cours de la journée. C'était magnifique!
Après des arrêts plutôt légers à New Plymouth et Napier (ville reconnue pour son art-déco), je suis arrivé à Tauranga, situé en plein milieu du royaume du kiwi (le fruit). J'y ai rencontré Naomi avec qui j'ai habité à Alexandra et Yong m'écrit pour me dire qu'il arrive le lendemain à Tauranga. Il semblait étrange au téléphone, insistant sur des détails peu important...étrange...
En fait, Nozomi s'en vient aussi nous rejoindre aussi avec Yong, pour une rencontre au sommet des ex-travailleurs saisonniers 2012 d'Alexandra! Elle décide d'en faire une surprise pour Naomi et moi-même. Par contre, Yong parle avec une amie commune du fait qu'ils arriveront à Tauranga. La dite amie communique fréquemment avec Naomi et lui demande si elle a hâte de voir Nozomi et Yong. Naomi demande à Nozomi, elle confirme la nouvelle, mais décide que je dois rester ignorant.
Hors, la même journée, Naomi me dit qu'elle veut être présente pour LEUR arrivée. Je lui demande pour quoi «leur» et elle me dit que c'est un lapsus. Comme nous sommes pas parfaitement bilingue, je mords. Hors, Naomi, alors qu'elle prévoit ce que nous avons besoin comme épices pour le souper s'échappe: «Nous aurions besoin de vinaigre et de sauce teriyaki, mais je crois que Nozomi en a»! Le pot au rose est découvert, plus de surprises! Comme quoi un secret ne le reste que difficilement même avec des gens que l'on connait depuis moins d'un an!
Cette rencontre avec des amis m'a honnêtement changé un peu de la routine. Je me promène dans des villes moins prisée par les voyageurs et je sens la fin qui approche à grand pas. Je ne m'ennuie pas particulièrement du Québec et ne veut pas y retourner à tout prix, mais quand puisque je sais que je pars bientôt, j'aimerais sauter l'attente!
Donc il me reste Hamilton et Auckland avant de revenir au bercail. Un couple habitant Hamilton à qui j'ai demandé ce qu'ils me conseillent d'y faire m'ont répondu: «Rien. On a une rivière au milieu...mais non, rien.» Pour moi ça sonne à mes oreilles comme un défi. À Christchurch, je me suis occupé pendant quatre jours, alors que tous me disaient qu'une journée c'étai trop! Nous verrons bien cette fois!
Je vous réécris une dernière fois avant de revenir, puis après je vous raconte les détails en personne!
Félix dans la Terre du Milieu!
vendredi 6 avril 2012
jeudi 29 mars 2012
On the road
Me voici reparti sur la route! Après avec sédentarisé pendant trois mois, je suis de retour sur les routes néo-zélandaises pour finir d’explorer la Terre du Milieu.
Mon premier arrêt fut quelque peut décevant, soir le Mont Cook. Décevant puisque l’abondance nuageuse qui s’obstinait à rester entre moi et la vue du mont a assombrit cette journée. Mais comme j’ai l’impression que cette situation prévaut en grande partie de l’année, il aurait fallut que je sois doté d’une chance incroyable pour espérer en voir ne serait-ce qu’une partie!
Mais mon arrêt à Christchurch fut ensuite tout sauf ennuyant! D’abord puisque j’ai eu la chance de faire un court voyage à Akaroa, village colonial français pendant quelques années. Très joli et accueillant! Pour preuve, moins de cinq minutes après mon arrivée, Anna, Jane, Cory and Cindy, d’un groupe scolaire, m’aborde sur le quai pour me demander mon nom, d’où je viens, ce que je fais là etc. Ils me dévoilent leur connaissance limitée du français, et courent se tasser dans le bateau qui les mènera pour une ballade dans la baie. Il y a pire comme activité scolaire!
Ah oui! En allant à Akaroa, il y avait deux Français qui discutaient dans a langue de Molière, et je les écoutais d’une oreille discrète, jusque j’entende les doux mots «ils sont tellement connards ces Québécois». Comme ils enterraient les explications exhaustives du chauffeur sur le panorama, je me suis retourné vers eux et leur servit un «Le connard aimerait bien entendre le chauffeur, merci» bien senti. Étonnamment, ils n’ont pas dit un mot des 30 minutes restantes du trajet…
J’ai eu la chance d’explorer bien sûr les alentours du centre-ville de Christchurch. Je dis bien les alentours car le centre est fermé à la circulation, les travaux de démolition débutant à peine, pour ensuite tout reconstruire selon les nouvelles normes. Les maisons avoisinantes sont assorties d’un avis quant à l’accessibilité à celles-ci. Lors de ma visite au musée de Canterbury, il y avait une nouvelle exposition très intéressante sur les récents tremblements de terre. Le premier, qui eut lieu le 4 septembre 2010, a atteint une magnitude de 7,1 et causa deux décès ainsi que quelques dommages physiques. Or le pire était à venir. Le tremblement suivant, le 22 février 2011 causa 185 décès et les dommages que nous connaissons a Christchurch, et ce malgré une magnitude moindre, 6,3. L’épicentre toutefois se trouvait presque directement sous la ville.
Dans l’exposition, il y avait bien sûr plusieurs témoignages. Trois m’ont particulièrement intéressé. Le premier était d’une professeure du primaire qui a du ramper en s’accrochant à un collègue pour sortir saine et sauve de l’école. Mais pour elle, le vrai choc est survenu lorsqu’elle aperçut des élèves courant le long de l’école échappant à un mur de poussière, qui était lui-même causé par un pan de mur complet de l’école qui les menaçait. Heureusement, aucun ne fut blessé dans cet évènement.
Le deuxième nous parvenait d’une résidente locale qui se trouvait dans un parc. Lors des premières secousses, elle eut tôt fait de se mettre au sol en se couvrant la tête. Une fois terminé, elle s’aperçut que des touristes étaient restés debout et demandaient : «Mais qu’est-ce que c’était?». La dame eut le réflexe de répondre : «Je dirais 7-7,5 peut-être». C’est à ce moment qu’elle réalisa que les touristes se demandaient tout simplement s’il s’agissait bien d’un tremblement de terre. C’est un réflexe qui démontre bien ce qu’ils vivent au quotidien désormais, comme cette citation le prouve (la région a à ce jour eut environ 9 400 tremblements depuis le 4 septembre 2010):
Finalement, le dernier témoignage racontait comment un policier devait gérer l’évacuation de son équipe du poste de police…mais aussi des détenus qui se trouvaient au sous-sol! Après les avoir menotté en file indienne, il se retrouve dans la rue sans véhicule. Heureusement, il aperçoit un juge qui court dans la rue dans sa tenue de travail. IL l’apostrophe et lui demande que faire. Ils conviennent d’envoyer les deux ayant des charges lourdes contre eux au centre de détention le plus près, alors que les derniers ont signés sur des feuilles chiffonnées des promesses de ne pas recommencer les actes dont ils étaient accusés et ont été relâchés. À la connaissance du policier, ils n’ont pas été interpellés par la police à ce jour pour d’autres gestes!
C’est donc après une visite décevante du musée d’aviation de la Nouvelle-Zélande que je me suis dirigé vers Kaikoura, où j’ai eu la chance au cours d’une longue marche le long de la côte d’admirer une vingtaine de phoques à fourrures qui ne semblait pas le moins du monde vouloir réagir à notre présence! Puis, en route encore vers Picton. Je désirais y faire marche dans les fjords Malborough, mais la température a réfréné mon ardeur (tout comme le pris des bateaux-taxis pour m’y rendre)! Je pris donc le traversier pour retourner sur l’île du Nord à Wellington. Hors, comme le vent et la pluie n’ont rien perdu de leur force, j’ai eu une traversée longue, trop longue et trop agitée à mon goût, tout comme à celui du groupe de jeunes de 10-11 ans qui étaient sur le bateau. Je vous laisse imaginer les va-et-vient sur le pont!
J’ai donc passé une courte journée à Wellington pour reprendre des couleurs et pour voir une amie qui avait travaillé à Alexandra avec moi. La route me réclamait une fois de plus, ce qui me mena à Palmerston North. Le guide ne mentait pas : une bonne ville pour y vivre, mais pas le charme des côtes pour les visiteurs! J’ai tout de même passé un après-midi du musée du Rugby, à en bonne partie me faire expliquer le jeu par un bénévole, et fait une visite des «farm saleyards». Ne sachant pas vraiment ce que c’était, je m’y suis pointé intrigué pour découvrir un terrain où on entasse les agneaux et les vaches pour la vente. Ils ne sont pas tués tout de suite, ils devront d’abord grossir avec leur nouveau propriétaire! La vente est le moment le plus excitant, puisque c’est une enchère. On fixe un prix pour de base pour une bête et on mise ensuite. Impressionnant comment ils peuvent dépenser rapidement, comme m’expliquait un retraité!
À Palmerston North, j’ai fait la connaissance de Dan, un Néo-Zélandais sans domicile, il se promène dans sa camionnette pour voyager et avoir quelques emplois, vivant majoritairement d’une pension d’invalidité. Pourquoi ne pas rester au même endroit? Parce que les loyers sont trop chers pour ce que l’on obtient, et parce que les villes ne sont pas accueillantes qu’il me répond. IL me raconte qu’il s’est fait voler trois fois son ancienne voiture! Trois! Je suis étonné jusqu’à ce qu’il me dise que la dernière fois le fait s’est produit alors qu’il était dans un laboratoire de met….ah, d'accord! Son problème alors que je partais étais de se trouver une adresse postale!
Bon, je vous ai accaparé déjà trop longtemps! À très bientôt, il ne reste que 17 jours!
Félix
samedi 3 mars 2012
Backpacker académie
Bienvenue à la 9e semaine de Backpacker académie, votre blogue-réalité chéri. La téléréalité semblable à Occupation Double et Loft Story, mais sans budget, sans «douche» et sans les histoires d’amour (certains résumerons en disant sans aucun aspect attrayant pour l’auditeur moyen). Une semaine palpitante ne demande qu’à vous être racontée, mais révisons d’abord les règles de l’émission ainsi que les évènements récents.
25 voyageurs détenant un visa de travail d’une durée maximale d’un an tente de rester le plus longtemps possible chez Marj, propriétaire d’une auberge pour travailleurs saisonniers internationaux. Nombre de gagnants : un seul (en théorie). Prix : l’honneur d’être le résident ayant resté pour la plus longue période à Alexandra, ville où les activités se limitent à l’Internet, une horloge dans la montagne à contempler et une rue principale avec trois stations service.
Rappelons qu’au cours des deux dernières semaines, 15 des 17 Allemands ont quitté l’aventure, après avoir perdu leur emploi, et d’autre leur raison dans la boisson. Deux Canadiennes ont décidés de partir, ne laissant donc qu’un Canadien en lice, en compagnie de trois Japonaises, et deux Coréens. Les autres participants de l’Allemagne, Taïwan, Argentine et Chili ayant rejoint le navire que trop tard pour être considéré pour le grand prix.
Cette semaine, énormément de revirement s de situation. Les candidats, rappelons-le, doivent avoir un emploi pour se maintenir dans la course. Alors que Yong et Félix recherchaient frénétiquement une source de revenus, le destin a envoyé Naomi en voyage dans les Caitlins et la région du Southland! Invité à choisir deux compagnons de son choix, elle a préféré partir avec deux Coréens vivant ailleurs. Vive déception du côté des habitants du 5 Theyers street… À son retour de voyage, elle a décrit son expérience de la façon suivante : «Oi». Vous aurez compris qu’elle est réputée dans la maison comme n’étant pas la plus bavarde!
Pour garder les autres actifs, ils ont eu la chance de jouer au Monopoly, Scrabble, Scatégories, cartes. Le clou de la semaine : visionnement des trois films du Seigneur des Anneaux en trois soirs. Beaucoup de «J’ai vu ça moi» ou encore «c’est où, je veux y aller avant de partir» ont pimenté les soirées, en plus de commentaires sur les qualités d’Aragorn par la gente féminine. Les candidats récupèrent toujours leur sommeil!
Suite à son retour, en l’espace de cinq jours, la délégation japonaise n’était plus, mais encore plus stupéfiant, Félix et Yong ont trouvé un emploi de bureau! En effet, ils brochent les filets protecteurs autour des vignes, neuf à dix heures par jour, beau temps mauvais temps. Les filets servent à empêcher les oiseaux de manger les précieux raisins. Mais ils restent dans la course, c’est l’important! En mars, c’est déjà l’automne en sur l’île du Sud, d’où le judicieux commentaire de Yong lors du départ pour le travail, à 6 :30 AM (traduction libre) : «IL fait ``BIP``ement frette!»
Cependant, Félix ayant annoncé son départ le 10 mars pour entamer un mois de voyage avant son retour au Canada, le présumé gagnant pourrait être connu plus tôt que prévu, nous verrons.
Comme toutes les lectrices veulent en savoir plus sur ces projets, celui que l’on surnomme «The man» a accepté de nous décrire ses projets : «Il est temps de bouger, pour profiter des dernières semaines en Nouvelle-Zélande. Je compte me rendre à Christchurch pour quelques jours, tout en passant par le Mont Cook. J’aurai la chance de voyager avec Naomi pour les premiers jours, puisqu’elle a la même passe d’autobus. Mon but est de prendre mon temps pour arrêter aux endroits désirés tout en remontant jusqu’à Auckland pour le 15 avril.» Nous vous invitons à consulter les prochaines éditions de l’Écho Backpacker pour en apprendre plus sur ces aventures!
Je vous dis au revoir, passez une bonne semaine et on reconnecte pour connaître la fin enlevante de cette série!
Félix
lundi 20 février 2012
La pause de Waitangi
Après avoir cueilli des cerises pendant 3 semaines, après avoir changé d’employeur, j’ai finalement, le 3 février, terminé la cueillette de cerises! Mes doigts sont en train de récupérer et de guérir, devenant de jour en jour de moins en moins foncés!
J’ai troqué les cerises pour les nectarines! Suite à trois jours de cueillettes de ce fruit plus lourd mais demandant moins de travail de minutie, nous avons eu droit à une attente d’une semaine avant que ne soient mûrs les prochaines nectarines. Semaine qui correspond avec la longue fin de semaine du congé du Traité de Waitangi, document constitutionnel fondateur de la Nouvelle-Zélande.
Certains vous diront que l’empire britannique y a officialisé le statut de colonie, d’autres que c’est le moment où les Maoris ont perdus le contrôle de leurs terres….Australie, Canada ou Nouvelle-Zélande, tout apparaît si semblable!
Toujours est-il que j’ai profité de l’occasion pour partir à l’aventure dans un camper loué avec quatre amis de ma résidence. Nous nous sommes dirigés vers la côte Est, passant par Dunedin, Oamaru, Omarama et le lac Tekapo. Cinq jours de plaisirs à entre autre visiter une fabrique de chocolat et une brasserie à Dunedin! La dégustation surtout, dans les deux cas, fallait la peine! Mais le clou de notre passage à Dunedin fut de voir des pingouins aux yeux jaunes sur la péninsule! À notre arrivée, on nous a bien avertis que l’on peut attendre cinq heures avant de pouvoir les voir. Mais après seulement 10 minutes d’attente, en voilà un, puis deux, puis trois! Au final, six pingouins et 4 lions de mer ont posés pour nous sur la plage!
Nous avons fait de beaux arrêts pour les paysages : Clay cliffs, elephants rocks et le lac Pukaki entre autre! Mais la dernière nuit au lac Tekapo fut particulièrement spéciale, notre campement étant situé directement au bord du lac! Une vue imprenable! J’ai particulièrement bien mangé, puisque les trois premiers soirs, j’ai eu droit à des repas japonais! Délicieux! Le dernier, un bœuf stroganoff qui m’avait tant manqué.
De retour à Alexandra, le travail reprend, avec une heure de plus pour dormir : travail de 8h à 17h! J’ai encore à peaufiner ma technique, mais finalement, j’ai appris aujourd’hui que le supposé trois mois assuré de travail si l’on resté est devenu en fait 3 semaines…..La recherche d’emplois va reprendre! Mais mon ancienneté ici me donne la priorité sur les offres que Marj reçoit. En effet, seulement quatre autres locataires qui étaient présents à mon arrivée y sont toujours! Si je ne trouve rien d’ici quelques jours, je vais partir à la recherche ailleurs au pays avec Jong.
J’ai eu trois jours de travail pour la pause de filets dans un vignoble appartenant à Dave et Joy. Couple ayant plus de 70 ans, ils pensaient qu’en vendant leur station service et qu’en partant un vignoble, ils se tiendraient occupés tout en profitant de leurs loisirs. Erreur! Ils ont vendu leur maison pour financer leurs investissements, n’ont pas de congé et commence à peine après 10 ans à faire du profit. Mais si gentils, et ils semblent avoir apprécié le travail de Jong et moi-même!
Ce dernier fait a entraîné une modification radicale d’ambiance! Dans les premières semaines, il y avait beaucoup d’asiatiques et un seul allemand. Maintenant, sur 22 lits, 14 sont occupés par des Allemands. Je n’ai rien contre les Allemands en général, mais il appert que ceux qui nous ont rejoint sont du type buveur et groupé. D’abord, ils boivent tous les soirs une quantité astronomique de bière qui «n’est jamais aussi bonne que celle en Allemagne», mais ils semblent s’en contenter à merveille. Un autre aspect qui semble de pair avec le fait «buvard» et le qualificatif «traineux», si vous me permettez l’expression. La table extérieure est remplie de bouteilles et cannettes, et la vaisselle sale le reste pour la nuit, comme si quelqu’un allait tout ramasser!......Malheureusement, il y a toujours quelqu’un qui est plus ennuyé et qui le fait avant qu’il n’est à bouge. Étrangement, la dame qui fait le ménage ne semble pas apprécié certains d’entre eux, allez savoir pourquoi!
Ensuite, ils se regroupent. Tous se disent ennuyés par le fait que malgré qu’ils soient à l’autre bout du monde, la moitié des voyageurs en Australie et Nouvelle-Zélande sont Allemands (d’ailleurs, l’Australie a fermé ses frontières pendant trois mois à ceux-ci désireux d’obtenir un visa vacances-travail parce qu’il y en avait déjà trop). Que font six-sept Allemands ensemble? Ils parlent allemand que diantre! Et si un non-allemand arrive dans le groupe? Certains changent à l’anglais. D’autres continuent dans leur langue, d’autres cessent tout simplement de discuter, ce qui a le sensiblement le même effet, de se sentir à l’écart! Je sais, j’ai l’air plaignard, ce doit être l’héritage des Foglia, Martineau ou encore Duhaime! Mais bon, il me reste quelques bons compagnons avec qui discuter et cuisiner en anglais!
Bon je vous laisse, je vais aller gagner quelques sous noirs à un jeu de carte de gage japonais, mais auquel seuls les Coréens jouent. Je suis en train de gagner et cela frustre les deux autres joueurs! D’où sont-ils? De Corée du Sud bien sûr!
Quelques photos avant de vous quitter.
Voici l’un des pingouins que nous avons observé sur la péninsule de Dunedin :
Pour mes ex-collègues sur la plage des lions de mer:
Elephant rocks, lieu de tournage des Chroniques de Narnia. Je sais, Naomi et Etsuko sont petites en partant, mais les rochers sont imposants!
Clay cliffs :
Et une présence canadienne au Lac Pukaki :
Félix, le pâtissier d’Alexandra
P.S. : J’ai trouvé La Grande séduction (Seducing doctor Lewis) au club vidéo, je compte partager ce plaisir avec les autres!
jeudi 26 janvier 2012
Les habitants du 5 Theyers street
Les habitants du 5 Theyers street
Il y a ici à Alexandra une faune hétéroclite qui survit dans un environnement où le sommet de la reconnaissance sociale est atteint par 1-Le travail dans les vergers (soit en faisant de l’emballage, moins épuisant et revenu constant, ou par la cueillette avec une expertise déconcertante) et 2-La capacité à économiser pour son futur voyage (ou encore pour aller fêter à Queenstown). Les spécimens faisant partie de ce cheptel sont tous uniques et proviennent des quatre coins du monde. Un peu comme un zoo!
Dans mon enclos sont représentés 3 différents continents : Amérique du Nord, Asie et Europe. Commençons par les deux êtres dont je suis le plus proche.
Jong Nam
Communément appelé Jong, il est de Séoul en Corée du Sud. Il a quatre qualités que je recherche chez quelqu’un en voyageant. Il est jovial. Il est jasant. Il aime jouer. Il possède une voiture. Farce à part, nous nous entendons bien, ce qui fait que nous voguons de compagnie en compagnie ensemble, en tentant de trouver le mieux pour notre situation. Il fait des études en nanotechnologies, donc son téléphone intelligent est toujours à portée de main. Comme il a une voiture, il se permet de traîner en voyage un écran plat pour regarder des films ou pour jouer à l’ordinateur et une boîte de détergeant à lessive pour 48 brassées, ce que personne d’autre ne peut se permettre!
Nosomi
Communément appelée Nosomi, elle est originaire des environs de la ville de Fukuoka au Japon. Elle travaille dans l’usine d’emballage du verger ou je travaille désormais. Apparaissant plutôt gênée pour nous, elle se dit un mouton noir de la société plutôt traditionnelle qu’est le Japon. Exemples : se dit très à l’aise avec l’homosexualité contrairement à plusieurs de ses amis ou très familière avec sa famille (accolades par exemple). Puisque les caractères chinois font partie du japonais écrit, elle en a fait son sujet d’étude, pour leur beauté. Seul défaut : elle est trop bonne aux échecs japonais.
Fynn
Dernier locataire de notre chambre, rien ne semble mettre de mauvaise humeur cet Allemand. Ayant tout du style «backpacker», de l’allure jusqu’au contenu de son sac comme déjà expliqué plus tôt, il ne s’en fait pas avec la vie (ni avec le lavage). Il a eu la mauvaise idée de dire aux autres allemands qu’il avait le jeu d’ordinateur Diablo. Depuis, ils passent parfois trois heures par soir à jouer maintenant en réseau à ce jeu.
Etsuko
Japonaise de 31 ans, elle a fait des études et travaillé comme éducatrice en garderie. Ayant occupé cette fonction à plusieurs endroits dont Auckland en Nouvelle-Zélande, elle a trouvé l’emploi parfait pour elle : Gardienne d’un enfant de 5 mois d’une des superviseures du verger. Comme l’emploi est pour quelques heures par jours, le reste la journée, elle le passe à faire de l’emballage de fruits. Elle concilie son expertise et la nécessité d’avoir de l’argent! Grande cuisinière, je me rappelle constamment de lui demander ses recettes de dumplings, sushi et soupe miso! Lorsque j’ai appris son âge, s’en est ainsi suivit une discussion épique sur le fait qu’on ne réussit pas à deviner l’âge des asiatiques. Honnêtement, comme ils sont plus petits, plus gênées habituellement, je ne leur aurait pas donné plus de 24 ans. Hors, aucun n’est en bas de cet âge!
Maika
Représentante de la Saskatchewan, il s’agit d’une Canadienne atypique. Étant né aux Pays-Bas, mais ne se souvenant de rien de ce pays où elle n’était qu’en bas âge, elle ne se qualifie pourtant pas de Canadienne, ses parents l’ayant imprégnée plus de culture néerlandaise (sauf la langue). Elle reconnaît facilement la platitude provinciale et des environs de Saskatoon, mais saute sur toute occasion pour se joindre au party! N.B. Bien qu’elle mesure environ 6 pieds 2 pouces, elle a 18 ans. Sa méthode pour sauver de l’argent : rouler ses propres cigarettes plutôt que de les acheter, après un cours 101 avec Fynn.
Jurge
Chilien, il représente à merveille l’un des stéréotypes des latinos : le sang chaud! Il ne pense qu’à deux choses, soit les femmes et les partys. Contrairement à Maika, il n’attend pas le party, il en est l’instigateur! Et nous avons droit à ces plaintes persistantes quant au manque de femmes dans la maison. Ayant un côté macho qui ressort parfois, et taquinant Maika comme elle est l’une des seules filles, il a droit à une réplique qui revient souvent de la part de celle –ci : shut up!
Fabian, Fabian, Fynn, Stefan et Ben
Par soucis de temps, je groupe ces 5 autres allemands, puisque ça parle déjà trop allemand ici!
Naomi
Autre Japonaise, on constate qu’elle parle anglais seulement après quelques semaines de cohabitation avec elle. Ses mots (onomatopées) préférés sont «oy» et «mmmmhhhh» tout en ajoutant les hochements et secouements de têtes. Comme les autres asiatiques, elle est une fan d’animés, pour mon grand bonheur! Cette semaine, on regarde Wall-E
Bryan
Un seul mot me vient a l’esprit lorsque je pense à ce chinois, permettez-moi ce québécissisme : gossant! Aucune introduction, mise ne contexte, il vient me parler que pour me questionner sur mes conditions de travail, comment je m’y rends et avec qui, ayant pour but d’évaluer s’il veut venir y travailler. Le tout serait acceptable, si ce n’était qu’il agit ainsi depuis maintenant une semaine, à chaque soir, en interrompant nos conversations. Rien d’autre à dire sur lui.
Scott
Phénomène, c’est ainsi que je qualifierais cet américain du Minnesota. Marj (notre propriétaire) a déjà dit que tout les américains un petit quelque chose d’étrange. Cela s’applique à Scott qui a la manie de nous poser à tous des questions seules, sans contexte, dans les situations les plus étranges.
Les défunts
Je tiens à souligner avant de vous quitter ceux qui nous ont quittés en personne mais dont la présence nous manque terriblement. Natsuki, japonais qui avec une bonne humeur contagieuse et qui travaillait comme cueilleur pour l’expérience seulement, n’ayant pas besoin de l’argent, alors qu’il détestait l’emploi. Un incompris de nous tous!
Felipe et Vincent, deux chiliens à l’anglais approximatifs qui n’entachait en rien le plaisir d’être en leur compagnie tellement ils étaient drôles. J’ai même su leur expliqué le qualificatif «poisson» tellement je me suis fait avoir souvent par leurs blagues!
D’autres locataires s’ajouteront sûrement sous peu. On s’en reparlera!
Félix
P.S. C’est avec regret que je constate la mort du canadien. J’espère qu’Il saura l’accepter et de jeter le bois mort après a saison. Deux conseils : bâtir sur les jeunes, en vendant des vétérans avec la date limite des échanges pour l’avenir et NE PAS ÉCHANGER SUBBAN! Je viens de m’acheter un t-shirt avec son nom, ce serait du gâchis!
Félix
vendredi 20 janvier 2012
Manuel maison pour cueilleur de cerises
Il y a maintenant 3 semaines que je suis installé à Alexandra. Les journées et…se ressemblent! Mais ça va puisque ça permet de d’éviter les grosses dépenses, et de jaser avec mes colocataires! Pour vous expliquer mon quotidien, je vous propose un guide de règle pour les cueilleurs de cerises! J’ai pensé l’appeler «Manuel pour Québécois qui se cherchait un emploi en Nouvelle-Zélande mais qui ne voulait pas nécessairement faire de la cueillette qui pourtant se retrouve à cueillir des cerises à la journée longue». Finalement, mon éditeur m’a suggéré «Manuel maison pour cueilleur de cerises»!
Conseil numéro 1 : Être lève-tôt
La cueillette de cerises implique de commencer tôt. Les cerises s’affaissent, éclatent et pourrissent rapidement au soleil. Donc il Faut commencer tôt.
Mais attention! Se lever tôt, c’est vraiment tôt! Pas comme moi la fin de semaine lorsque je me réveille à 7h30 pour lire le journal. Je mets mon alarme à 6 h05 tout les matins puisque nous commençons à travailler à 7 h. Mais comme mes compagnons de chambre se réveillent eux plus tôt, disons que je sors de mon sommeil à 5h45. Aouch!
Autre conseil important. Si vous êtes parfois un peu plus irritable par des sons et bruits le matin après peu d’heures de sommeil, je vous recommande d’éviter de déjeuner en même temps que les asiatiques qui déjeunent avec des nouilles. Le bruit d’une bouche qui aspire des nouilles pendant 10 minutes à 6h, sérieusement je n’en suis plus capable!
Conseil numéro 2 : Chapeau, eau et crème solaire
Les heures de travail sont d’environ 7h à 15h ou 16h. Donc 8 ou 9 heures à travailler souvent sous le soleil, parfois à l’ombre des cerisiers, avec 30 minutes pour dîner, mais personne ne prend ce temps au complet. Pourquoi? Parce qu’on dîne sous les arbres, sur le terrain. Donc si tes connaissances ne sont pas dans la rangée d’arbre suivante, tu mange seul et tout ce que tu veux c’est que le temps passe vite!
L’idée aussi est d’être prêt à toute éventualité dès la première journée. Alors que je croyais seulement demander du travail à mon premier jour, je me suis retrouvé à travailler une journée complète sans crème solaire, sans eau, sans casquette et sans lunch. Disons que ça a été long!
Conseil numéro 3 : Observer les gens expérimentés
Il y a des techniques meilleures que d’autres pour cueillir. En Nouvelle-Zélande, il y a 2 ou 3 cueillettes par arbre. Le matin, on nous dit : «Aujourd’hui, vous cueillez des cerises qui doivent être assez foncées (rouge foncé et noir) et de minimum 28 millimètres de diamètre. Le lendemain, on nous indique 26 millimètre. Je vous mets au défi de reconnaître à l’œil nu cette différence! Autre contrainte, les cerises ne doivent pas être endommagées et doivent avoir leur queue, sinon elles ne peuvent être vendues. Lorsque qu’un Brittano-Colombien m’a expliqué qu’au Canada, on cueille tout d’un coup et que le tri se fait dans l’usine d’emballage, je me suis dit que je e suis trompé de continent!
Nous sommes payés 4,50$ par sceau de 5 kilos que nous remplissons. Pour rester engagé, il faut atteindre le minimum de sceau comme si nous étions engagés au salaire minimum. Si les arbres sont moins bons, parfois ils augmentent la récompense de 0.50$. Ma meilleure journée, le 12 janvier, fut de 35 sceaux. Il y a un Néo-Zélandais qui a fait entre 70 et 80 sceaux pendant environ une semaine. Il fait de la cueillette de fruits depuis 10 ans. Je suis loin d’aspirer à briser son record. Par contre, on peut prendre des trucs en l’observant : sa façon de détacher les cerises, somment il fait le tri et sa méthodologie pour vider un arbre.
Il y a sur sur le terrain des contrôleurs de qualité, qui prennent environ 3 de nos paniers pour les vérifier et nous avertir que nous cueillons trop petit, trop pâle, trop endommagé ou sans queue. Si nos infractions sont trop graves ou que nous ne sommes pas assez productif, nous courons le risque de recevoir un avertissement. Après trois, c’est dehors!
Conseil numéro 4 : Prier pour de la pluie
Les journées de congé ne surviennent que dans deux occasions. D’abord, on ne travaille pas s’il n’y a pas de cerises à cueillir le lendemain. Ensuite, s’il pleut, il est trop dangereux de travailler, donc c’est congé. Hors, depuis plus de 2 mois, il y a une sécheresse ici. Tellement que la majorité des éleveurs de bétail ont déplacé leur élevage dans une autre région. Jeudi passé, nous avons tous prié en groupe pour de la pluie. Nous étions épuisés et voulions une journée pour nous.
Nous avons été récompensés. 2 jours de pluie, 3 jours de congé. Un miracle de mère nature! J’en ai profité pour jouer au basketball, pour cuisiner un gâteau et nous avons été en mesure de souligner le départ de notre ami japonais Natsuki avec un buffet japonais. DÉLICIEUX!
(Permettez cette digression. Je partageais la chambre avec Nosomi, Japonaise, Yong, Sud-Coréen, et Natsuki jusqu’à ce qu’Il quitte. Son remplaçant est différent. Un Allemand assez fier de voyager hyper léger : 2 paires de pantalons et 3 hauts. Ce fait ne me dérangerait pas s’il n’était pas aussi fier de dégager une forte odeur…En plus de se targuer de faire peu de lavage de vêtements, il remet la même chemise pendant une semaine, pendant le travail et après sa douche une fois revenu du verger. La chambre est une zone sinistrée!)
Conseil numéro 5 : Regretter la pluie
Une fois de retour au travail, nous réalisons pourquoi les propriétaires du verger ne voulaient pas de pluie. Puisque les cerises se sont gorgées d’eau, elles ont fendues. Et une cerise fendues ne vaut rien paraît-il. Donc, on regrette la pluie puisqu’elle rend le travail encore plus déplaisant parce qu’entre 30 et 40% des cerises ne sont plus bonnes. Et bien sûr, notre paye diminue bien que la paie par sceau ait augmenté un peu, puisque je cueille maintenant en moyenne 13 sceaux par jour. Pas l’abondance disons!
Ceci clôt mon court guide, qui sera bientôt en vente dans les magasins d’un empire médiatique près de chez vous. Il me reste environ une semaine avec les cerises, je vais cherche autre chose ensuite. Je vous en reparle bientôt!
Félix
vendredi 6 janvier 2012
L’auberge Espagnole
Vous avez déjà vu ce film? Si ce n’est pas fait, je vous conseille de le faire bientôt. Pourquoi je vous parle de cela? Parce que je vis dans une maison internationale, une auberge espagnole!
Je suis à Marj’s Place, une auberge jeunesse. Marj vient me chercher à l’arrêt d’autobus et nous partons pour l’auberge. À l’arrivée m’attendent deux maisons qui servent de dortoirs, avec deux cuisines et 3 salles de bains. Comme elle se doutait que je venais chercher du travail et malgré que j’ai seulement réservé pour deux nuits, elle assume que je reste pour longtemps ici. Ça me va, puisque c’est mon plan donc tant mieux (surtout qu’elle fait des prix pour la semaine!).
Et c’est très diversifié comme nationalité : Japon, Corée, Malaysie et Taiwan. Et ce n’est que pour l’Asie! Australie, Espagne, Chili, Saskatchewan, République Tchèque, États-Unis. Et nous je sommes qu’une quinzaine! Sur ces quinze, disons que 5-6 maîtrise bien l’anglais. Les autres peuvent s’exprimer, mais c’est plus laborieux, ce qui crée des situations assez drôles.
Ma cochambreuse, une Coréenne sont le nom est trop compliqué pour être épelé. Elle a appris son anglais en Australie et en Nouvelle-Zélande, mais disons qu’elle a encore du travail sur la prononciation. Donc, lorsqu’elle parle, je comprends un mot sur trois, et il s’agit trop souvent de conjonctions ou déterminants! Mais on finit par se comprendre, et je lui ai appris que le Canada avait une histoire, comme les autres nations, ce qu’elle ne croyait pas possible!
Les trois Chiliens parlent un anglais plus qu’approximatif disons. Mais ils ont une interprète : Uma, l’Espagnole!
Je discute avec la fille de la Saskatchewan de différents sujets, jusqu’à ce LE sujet surgisse : «Pourquoi voulez-vous vous séparer?» Toujours la même chose avec ces Canadiens anglais….!
Mais la situation la plus surréaliste est survenue lorsque j’entends parler d’une offre comme tailleur de vergers. Je dis : «Oui, moi je suis intéressé!». Lukas, un Tchèque qui y travaille déjà, me dit d’aller voir Yalung, un Taïwanais qui a une auto pour qu’il me fasse un transport. À ce moment, une Japonaise s’exclame : «Mais Yalung ne parle pas Anglais» Oups…..Heureusement, Chu, sa copine, peut traduire pour nous!
Nous allons donc voir Yalung, qui parle réellement deux mots en anglais, «vineyard» et «work»! Et l’imbroglio commence à cet instant, puisque Lukas, en lui expliquant la situation, sous-entend que Yalung doit travailler le lendemain, donc qu’il peut me transporter en même temps. Yalung, qui ne travaille pas la journée suivante, panique puisqu’il croit que Lukas a reçu un message de leur patron comme quoi ils doivent travailler. Lukas répond que non, il a parlé au patron et qu’il n’est pas nécessaire de travaillé, mais Yalung ne comprend rien. Chu, la copine, argumente avec Lukas sans traduire pour Yalung, ce qui le mêle encore plus!
Finalement, je dis :
-Okay, Lukas, ce que tu veux dire, c’est qu’il ne travaille pas demain, mais qu’il serait bien gentil de me faire un transport demain matin, n’est-ce pas?
Lukas- C’est cela!
Félix-Chu, peux-tu demander à Yalung s’il peut me faire un transport demain?
Chu s’exécute, Yalung répond :
Yalung –Oui, certainement, si tu paies l’essence.
(Honnêtement, après la dure discussion, je lui aurais payé l’essence, l’huile à moteur, du lave-glace et des dés en minou!)
Yalung –Mais je ne travaille pas demain?
Félix-Non
Résultat? J’appelle ce matin les responsables du vignoble :
Félix –J’ai entendu dire que vous cherchez des travailleurs à partir de mercredi.
Patron-Oui, as-tu une auto? Non? On va venir te chercher. Tu vas travailler trois jours!
Et c’est ainsi que j’ai un premier emploi. Et il paraît qu’une fois que tu as un emploi, tout déboule ensuite, puisque tut le monde partage les opportunités de travail. Après ce que j’ai entendu sur la cueillette de cerises, ça me va de commencer par autre chose. Les gens reviennent un peu découragés. La majorité travaillent au même verger et hier, la moitié s’est fait renvoyée parce qu’ils n’ont pas cueilli le minimum de 10 paniers, malgré le peu de cerises présentement. Semble que ce soit le patron qui est acariâtre!
En attendant, bonne année à vous
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