mercredi 23 novembre 2011

Au pays des Maoris

Bon, trêve de tenter de trouver des lignes directrices de blogue, diantre, il faut bien raconter ce qui s’est passé!

Nous avons eu deux semaines très mouvementées! Arrivée à Rotorua, ville culturelle Maori par excellence. Alors que 15% de la population néo-zélandaise est Maori, ce chiffre grimpe à 70% dans cette seule région! Nous avons décidé de débarqué de notre véhicule de groupe pour une durée de 4 jours....mais malheureusement, l’autobus suivant ne voulait pas de nous, ayant déjà trop de passagers. Nous nous sommes donc résignés à rester 6 jours. Disons que ce fut plutôt relaxant, même si on s’est tenu occupé. D’abord une visite de Hobbitbourg, très intéressant! 47 maisons de hobbits reconstruites, mais je ne peux pas vous en parler ou vous le montrer, une clause de confidentialité me restreignant…

 Nous avons aussi essayé le Zorbing (difficile à expliquer, cherchez sur Internet!), qui fut très bref. Au moins on aura essayé! Mais notre visite du Rotorua Museum aura été tout sauf décevante. Construit dans un ancien établissement de bains thérapeutiques (lisez ici thérapeutiques comme «chocs électriques dans un bain»), l’architecture est tout aussi impressionnante que l’exposition sur la culture maori ou les bains encore présents (mais non utilisés)! Pour compléter, excepté de nombreuses marches, nous avons visité Wakarewarewa, un village Maori construit sur des terres volcaniques d’eau thermales et de geysers. Une ingéniosité naturelle utilisée par les villageois qui nous impressionne. Un point en particulier m’interpelle, il s’agit du suivant :

Chez les Maoris, la propriété individuelle n’existe pas, le tout est à la collectivité. Pour acquérir quelque chose (bien ou terre), tu combats pour l’avoir (d’où le malentendu avec les européens, alors que les natifs croyaient prêter leur terrain à ceux-ci en retour des miroirs, bijoux, fusils et autre outil de trocs, et non pas leur céder le terrain…). Donc Whakarewarewa est un bien collectif, avec 25 maisons, mais beaucoup plus de familles! Pour régler le problème, voici leur solution; Les résidents se voient octroyer une hypothèque minime, pour leur permettre d’économiser amplement. Une fois le montant nécessaire acquéri, la famille déménage à Rotorua puisqu’elle a les moyens pour s’acheter une maison à un prix régulier. Une autre famille prend leur place, etc. Ainsi, chacun a son tour dans leur lieu spirituel!

Une fois cette escale faite, nous avons embarqué dans le voyage vers le Cap Est, avec seulement 8 autres compagnons plutôt que 42 cette fois, à notre grande joie. Notre guide s’appelle Jason et est un Maori local, il est celui qui a proposé et mis sur place cette partie du trajet. Nous avons ainsi fait des arrêts tout au long de la côte est pour la vue et en apprendre un peu plus sur la culture locale! Notre première auberge se trouve à Maraehako Bay, un terrain appartenait à une famille élargie (d’au moins 10 kilomètres carrés) qui refuse de le vendre. Ils cultivent l’essentiel et en sont très heureux!  J’ai été à la pêche au «crayfish», écrevisse (je ne connais pas la traduction exacte, c’est une grosse langoustine) et nous en avons pêchés une dizaine, consommés avec le barbecue du soir! 

Ensuite, arrêt dans une église-mémorial pour les soldats maoris locaux morts lors des conflits mondiaux, et nous allons à Gisborne, ville de surfeur par excellence et première ville à voir le soleil! Activité à Gisborne : La glissade sur des roches! À un emplacement de la rivière, les roches formes une glissade parfaite, que nous avons éprouvée quatre ou cinq fois! Avant de repartir, un de nos compagnons décide de sauter cette chute :



Il est un Suédois et dit le faire souvent en Norvège….quand même! Et durant tous ces jours, comment on s’occupe le soir? Nous jouons au 31, à Passer l’as ou encore au «Marmiton» avec Adrian, Laurence, Jip et Olle, qui à eux-seuls représentent 1/7 de l’Union Européenne!

Puis retour à Rotorua pour mieux repartir vers Taupo, puis le parc National Tongariro et finalement Wellington. Mais ça, c’est une autre histoire!

Pour les amateurs du Seigneur des anneaux, voyez ce qu’ils servent en haut du menu :


Voici l'animal le plus vu sur la route:

Et voici mes compagnons de pêche!


Sweet as Bro! (Super mon ami!)

Félix

Le train-train quotidien

La vie en voyage est faite de deux choses : les aventures et découvertes quotidiennes d’un côté et de l’autre, les habitudes routinières que l’on adopte volontairement, ou qui s’installe naturellement!

Les promenades en kayak le long de la côte Est vers Cathedral Cove (caverne en forme de cathédrale) ou encore une soirée Maori à apprendre un Haka traditionnel ne font définitivement pas partie de la dernière catégorie. Oui, je me suis mis en bedaine et j’ai crié et grimacé en Maori. Cette pratique était faite par les guerriers avant les combats pour impressionner l’ennemi. Si vous cherchez, vous verrez d’ailleurs que plusieurs ont la langue bien pendu. Pourquoi? Pour démontrer à son adversaire que nous allons le manger évidemment!

Autre surprise au cours du voyage, la rencontre d’un Suisse. Pas l’animal là, ceux qui ont peur des minarets, vous comprenez? Il s’appelle Claude et il voyage seul en vélo. Outre être courageux de voyager à vélo dans un pays si vallonné et montagneux, Claude fait un défi : Le Challenge. Son ami et lui passent deux mois à visiter le pays des Kiwis, mais à des moments séparés l’un de l’autre. Ils ont acheté le vélo et le matériel ensemble, et se le transfèrent lors de leur rencontre. Le challenge consiste en une série de défis proposés par un jury (composé d’amis universitaires) chaque semaine. Celui ayant obtenu les meilleures photos des défis relevés et le plus d’appui Facebook se verra attribué le vélo acheté ensemble. Au chapitre des défis relevés? Tondre un mouton, prendre la photo d’un ciel étoilé dans une caverne, une partie d’échec avec une aînée locale et une course en sac à patates avec un Néo-Zélandais.

Pourquoi est-ce que je vous parle de Claude? Et bien puis que les jambes de Valérie et mon corps entier apparaissent sur son défi hebdomadaire, recréer une manifestation. Nous l’avons fait avec une pompe et une roue de bicyclette, une clôture derrière l’auberge jeunesse et une dizaine de personnes.  Très bel effet!

Au chapitre des routines, citons d’abord notre accompagnement de base : l’avocat. Aussi accessible et peu dispendieux ici qu’il peut être cher au Canada, il constitue notre accompagnement quotidien avec une tomate, de l’oignon et du vinaigre balsamique. Un régal! Toujours au rayon culinaire, ajoutons les rôties au Nutella, les sandwichs jambon-fromage, et les barres tendres canneberges-noix. Je constitue le responsable des cuissons viande-volaille, Valérie pour les légumes.

Pour ce qui est des chambres, d’autres gestes répétés s’accumulent : je prends le lit du bas, je lis à un rythme effréné, Valérie perd ses choses et les retrouve toutes les 10 minutes et j’écoute des émissions de radio hebdomadaires québécoises (ma famille les connaît).

Il y une autre action qui elle est répétitive, mais il faut y penser : se crémer. En effet, on se trouve en dessous d'un trou dans la couche d’ozone ici, ce qui nous rend très susceptible aux rayons UV. On dit qu’en 5 minutes on peut prendre un coup de soleil ici, ce qui veut dire 2 pour moi, vous vous en doutez!

Mais une chose qui arrive presque chaque jour, c’est d’admirer les paysages. Ceux qui ont voyagé avec moi le savent, j’ai peu de patience dans les transports et habituellement je lis ou j’écoute la radio. Hors, étrangement, je peux rester hypnotisé 5 heures de temps à contempler les vallons verts, les dunes de sable ou encore les troupeaux de vaches se succéder le long de l’autoroute 1 ou des routes perpendiculaires à celles-ci. C’est bon signe!

Notre point de départ vers Cathedral Cove:

Aussi, sur le rocher, ils ont fait une erreur, ils ont oublié le «H», donc je l'ai remplacé:

Et voici un aperçu de notre paysage quotidien (ajouter beaucoup de vallons!):

Comme certaines habitudes sont bonnes à conserver, je vous donne rendez-vous bientôt!

Félix

dimanche 13 novembre 2011

Mon étude de terrain

Bonjour à vous! Aujourd’hui, je vous propose un tour d’horizon de la dernière semaine au moyen de concepts scientifiques très utiles : les lois et les théories, éprouvées sur le sol néo-zélandais. Vous verrez…

Valérie et moi nous sommes embarqués dans l’autobus Stray adventures. Je vous explique : Nous avons acheté une passe d’autobus pour toute la Nouvelle-Zélande, passe qui couvre toute les grandes villes et régions. Contrairement à des autobus comme Orléans express, l es autobus sont plus petits,  pour une vingtaine de personnes, avec une remorque pour les bagages. C’est un autobus sur mesure pour les voyageurs en sac à dos que nous sommes qui permet de faire le tour de la Nouvelle-Zélande en environ 30 jours en continu. Hors, la beauté de la chose est que l’on peut débarquer et rembarquer quand l’on veut dans ceux-ci, et donc faire notre propre calendrier de voyage, tant qu’il reste de la place sur l’autobus désiré. Aussi, au lieu de se rendre directement de A à B, le chauffeur nous parle de certaines régions et fait des arrêts hors des sentiers battus, hors des grands centres. Donc c’est un mélange de voyage organisé et de voyage autonome, avec les avantages et les inconvénients des deux. Il en existe une émule depuis 1997 au Canada, soit «Moose experience» (mes sources confidentielles sont de Guelph, Ontario). C’est très bien jusqu’à maintenant!

Depuis le 4 novembre, soit après une semaine remplie à Auckland (dont entre autre d’un saut de bungee de Valérie, moi j’ai fait le poulet), nous nous sommes dirigés vers le Nord, soit Paihia. En route arrêt dans un centre refuge pour les oiseaux natifs de la Nouvelle-Zélande. La théorie de la chaîne alimentaire a fait trop ses preuves en Nouvelle-Zélande malheureusement. Avant l’arrivée des Maoris, autochtones locaux, il n’y avait pas de mammifère en Nouvelle-Zélande, ce qui a permis au Kiwi (l’oiseau) entre autres de se développer sans voler, en vivant seulement au sol. Les Maoris, lors de leur arrivée vers 1300, ont apporté avec eux des chiens, et les Européens au 18e siècle des opossums. Ces deux animaux se font un plaisir de chasser le kiwi, qui est depuis en danger! En une nuit, à Waitangi, un chien a déjà tué 100 kiwis d’un seul coup…Mais, dans ce centre, j’ai eu la chance de voir non pas un, mais bien deux kiwis, et d’en flatter un! Le responsable du centre promène Spikey, un kiwi qui a perdu une patte, dans les écoles pour présenter leur emblème nationale aux jeunes, qui n’ont pas la chance d’en croiser souvent. Il dit qu’à l’aéroport, le pauvre kiwi, gêné de nature, fait sensation! À quand Parka dans les écoles pour parler diffuser notre emblème nationale?

Arrivée à Paihia, et là, on comprend les lois de l’offre et de la demande. L’industrie numéro un ici n’est plus la production de produits laitiers, mais bien le tourisme. Forte demande, augmentation de la quantité demandée, augmentation du prix. Au moins, comme dans un compte courant, mes importations de plaisir dépassent mes exportations de capitaux canadiens! Nous avons marché vers une belle chute, on a visité un ancien port marin de mauvaise réputation (anciennement l’«enfer du pays») et on a vu la plus vieille église de Nouvelle-Zélande. Puis, direction Cap Reigna, la pointe Nord. Le spectacle y est toute simplement magnifique : la rencontre da la mer de Tasman et de l’océan Pacifique. Une eau claire, des côtes à couper le souffle.

En passant, voici la vue de Cap Reigna:
Et du phare qui est sur place:


L’augmentation des prix en tourisme se confirme lorsque l’on comprend les lois sur la propriété en Nouvelle-Zélande. Les propriétaires des terres sont aussi propriétaires du sous-sol correspondant. Donc, plusieurs fermiers acceptent une réduction d’accès à leur terre pour la culture ou l’élevage en retour de redevances pour l’utilisation à des fins touristiques de leur terrain. Premier exemple, les caves de Waitomo. Plusieurs compagnies ont fait l’acquisition de section de ces caves souterraines. Nous avons en avons profité en faisant une promenade dans caves reconnues pour leurs larves fluorescentes, ce qui offre un spectacle étoilé, et pour les stalactites st stalagmites présentes. Coût de l’activité : 132$. Aouch!

Deuxième exemple : Hobbiton. Les fermiers Alexanders ont accordé les droits d’utilisation de leur ferme à New Line Cinema et à Miramax, pour filmer Le Seigneur des Anneaux (la Comté) et Bilbo le Hobbit, mais aussi pour les droits de visites. Donc, les fermiers ont une redevance sur le prix d’entrée de 66$ pour une visite de deux heures. Aouch! Mais au moins, ça ne fallait grandement la peine! L’embargo sur le contenu ou les images de ce lieu m’empêche de les diffuser avant la sortie de la deuxième partie de Bilbo le Hobbit en DVD, donc soyez patient….

Bon, sur ce je retourne à mon étude de terrain de la Nouvelle-Zélande et je vous reparle de mes résultats!

Félix