Bonjour à vous! Aujourd’hui, je vous propose un tour d’horizon de la dernière semaine au moyen de concepts scientifiques très utiles : les lois et les théories, éprouvées sur le sol néo-zélandais. Vous verrez…
Valérie et moi nous sommes embarqués dans l’autobus Stray adventures. Je vous explique : Nous avons acheté une passe d’autobus pour toute la Nouvelle-Zélande, passe qui couvre toute les grandes villes et régions. Contrairement à des autobus comme Orléans express, l es autobus sont plus petits, pour une vingtaine de personnes, avec une remorque pour les bagages. C’est un autobus sur mesure pour les voyageurs en sac à dos que nous sommes qui permet de faire le tour de la Nouvelle-Zélande en environ 30 jours en continu. Hors, la beauté de la chose est que l’on peut débarquer et rembarquer quand l’on veut dans ceux-ci, et donc faire notre propre calendrier de voyage, tant qu’il reste de la place sur l’autobus désiré. Aussi, au lieu de se rendre directement de A à B, le chauffeur nous parle de certaines régions et fait des arrêts hors des sentiers battus, hors des grands centres. Donc c’est un mélange de voyage organisé et de voyage autonome, avec les avantages et les inconvénients des deux. Il en existe une émule depuis 1997 au Canada, soit «Moose experience» (mes sources confidentielles sont de Guelph, Ontario). C’est très bien jusqu’à maintenant!
Depuis le 4 novembre, soit après une semaine remplie à Auckland (dont entre autre d’un saut de bungee de Valérie, moi j’ai fait le poulet), nous nous sommes dirigés vers le Nord, soit Paihia. En route arrêt dans un centre refuge pour les oiseaux natifs de la Nouvelle-Zélande. La théorie de la chaîne alimentaire a fait trop ses preuves en Nouvelle-Zélande malheureusement. Avant l’arrivée des Maoris, autochtones locaux, il n’y avait pas de mammifère en Nouvelle-Zélande, ce qui a permis au Kiwi (l’oiseau) entre autres de se développer sans voler, en vivant seulement au sol. Les Maoris, lors de leur arrivée vers 1300, ont apporté avec eux des chiens, et les Européens au 18e siècle des opossums. Ces deux animaux se font un plaisir de chasser le kiwi, qui est depuis en danger! En une nuit, à Waitangi, un chien a déjà tué 100 kiwis d’un seul coup…Mais, dans ce centre, j’ai eu la chance de voir non pas un, mais bien deux kiwis, et d’en flatter un! Le responsable du centre promène Spikey, un kiwi qui a perdu une patte, dans les écoles pour présenter leur emblème nationale aux jeunes, qui n’ont pas la chance d’en croiser souvent. Il dit qu’à l’aéroport, le pauvre kiwi, gêné de nature, fait sensation! À quand Parka dans les écoles pour parler diffuser notre emblème nationale?
Arrivée à Paihia, et là, on comprend les lois de l’offre et de la demande. L’industrie numéro un ici n’est plus la production de produits laitiers, mais bien le tourisme. Forte demande, augmentation de la quantité demandée, augmentation du prix. Au moins, comme dans un compte courant, mes importations de plaisir dépassent mes exportations de capitaux canadiens! Nous avons marché vers une belle chute, on a visité un ancien port marin de mauvaise réputation (anciennement l’«enfer du pays») et on a vu la plus vieille église de Nouvelle-Zélande. Puis, direction Cap Reigna, la pointe Nord. Le spectacle y est toute simplement magnifique : la rencontre da la mer de Tasman et de l’océan Pacifique. Une eau claire, des côtes à couper le souffle.
En passant, voici la vue de Cap Reigna:
Et du phare qui est sur place:
L’augmentation des prix en tourisme se confirme lorsque l’on comprend les lois sur la propriété en Nouvelle-Zélande. Les propriétaires des terres sont aussi propriétaires du sous-sol correspondant. Donc, plusieurs fermiers acceptent une réduction d’accès à leur terre pour la culture ou l’élevage en retour de redevances pour l’utilisation à des fins touristiques de leur terrain. Premier exemple, les caves de Waitomo. Plusieurs compagnies ont fait l’acquisition de section de ces caves souterraines. Nous avons en avons profité en faisant une promenade dans caves reconnues pour leurs larves fluorescentes, ce qui offre un spectacle étoilé, et pour les stalactites st stalagmites présentes. Coût de l’activité : 132$. Aouch!
Deuxième exemple : Hobbiton. Les fermiers Alexanders ont accordé les droits d’utilisation de leur ferme à New Line Cinema et à Miramax, pour filmer Le Seigneur des Anneaux (la Comté) et Bilbo le Hobbit, mais aussi pour les droits de visites. Donc, les fermiers ont une redevance sur le prix d’entrée de 66$ pour une visite de deux heures. Aouch! Mais au moins, ça ne fallait grandement la peine! L’embargo sur le contenu ou les images de ce lieu m’empêche de les diffuser avant la sortie de la deuxième partie de Bilbo le Hobbit en DVD, donc soyez patient….
Bon, sur ce je retourne à mon étude de terrain de la Nouvelle-Zélande et je vous reparle de mes résultats!
Félix
Bonjour Félix (et Valérie),
RépondreSupprimerC'est un récit très intéressant qui permet de comprendre le coût élevé de vos visites. Merci de partager vos expériences avec les gens de l'autre hémisphère, de l'autre bout du monde. Poursuivez vos récits palpitants.
Joe et Andréi