dimanche 25 décembre 2011

L'adaptation

Et oui, tous les êtres vivants doivent s’adapter : climat, terre, oxygène, évolution, mutation, etc. Ça passe ou ça casse. Il y a moi et les dinosaures!

Et oui, je me suis adapter au fait que je n’ai pas trouvé l’emploi qui m’attendait à Wellington. D’après moi, il n’était pas au courant que je venais le quérir! Mais bon, on s’arrange et on a pris le premier autobus (bien, plutôt le 10ème, après trois semaines à Wellington) et on est parti vers le Sud, cette grande contrée aux paysages encore plus contrastants que le Nord. Et nous n’avons pas été déçus!

Après une traversée houleuse du détroit de Cook, nous arrivons à Picton, ville d’accueil pour nous diriger vers le parc Abel Tasman. En chemin, on nous dit que la région de Nelson que nous traversons, terreau fertile pour les vignobles, est constamment caressée par les doux rayons du soleil néo-zélandais dont l’indice UV est simplement trop élevé! Nous sommes finalement tombé sur les quelques jours où ils avaient reçu un sommet historique de précipitations, qui causent des inondations monstres! Après un retard de plusieurs heures, nous parvenons à destination. Ce fut en réalité un mal pour un bien, puisque cette journée ardue nous a garantit aux yeux de mère nature 8 jours de beau temps!

On se lève le lendemain, le brouillard se dissipe et nous partons pour une randonnée de 5 heures dans cette réserve magnifique parsemée de plages et de forêts tropicales tempérées. Exténuant mais donne le sentiment du devoir accompli.

Même sentiment après notre marche dans le glacier Franz Josef (et non pas Franz Ferdinand!). Encore du beau temps, alors que la côte ouest reçoit de la pluie en moyenne 290 jours par année! Sept heures dans un glacier qui était en expansion jusqu’en 2010. On se sent petit entouré des Alpes du Sud, à quelques centaines de mètres des nuages et progressant sur une masse glacée bougeant de  mètres par jour! Notre gentil guide de 22 ans aime tellement grimper dans les glaciers qu’il fait déjà de l’arthrite dans un genou!

Après ces efforts physiques exigeants, nous parvenons à Queenstown, ville mondiale de l’adrénaline : jet boat, parachute, deltaplane, rafting et …Bungee! Moi, je suis une poule mouillée, j’ai refusé de me jeter ne bas d’un canyon de 134 mètres attaché à une corde de caoutchouc! Pour des détails, vous demanderez à Valérie. Un aperçu? Avant : Sourire excitation et nervosité. Après : Sourire, excitation et l’adrénaline dans le tapis!

Avant de célébrer mon premier néo-zélandais à Queenstown, il fallait que je fasse deux choses : Visiter Stewart Island, voir Milford Sound et me faire manger par les mouches! En gros, il s’agissait d’une île à 85 % vierge avec 400 habitants seulement, des fjords impressionnants et une nuit dans un ancien camp de travailleurs infesté de mouche qui vous mordre beaucoup trop pour leur taille!

Une fois ces formalités effectuées, nous pouvions faire le plus plaisant : l’épicerie de Noël! On remplit le panier, on revient à l’auberge, on cuisine notre festin et on a même droit à un visionnement privé de «Maman, j’ai raté l’avion!». Clou de la soirée, je reçois un livre sur les lieux de tournages du Seigneurs des anneaux de Valérie!

Les prochains jours consisteront en deux choses principalement : montrer à tous les employeurs régionaux que je suis le meilleur candidat pour la réception d’une auberge jeunesse, serveur ou plongeur de restaurant, préposé d’un café, homme de ménage, cueilleur de fruits ou tout autre poste que vous pouvez imaginer. Vous pouvez voir que je ne suis pas trop capricieux!

Je vous laisse sur quelques photos. D'abord, je vous présente Benjamin, 10ans, qui venait de recevoir le plus beau cadeau qu'un enfant peut désirer: un LEGO! Il m'a ensuite demandé si je voulais voir les autres qu'il avait apporté...je n'ai pas pu dire non!


Valérie devant notre Buffet de Noël!

Notre autobus de voyage devant une des montagnes des Alpes du Sud:

Mirror Lake, vous devinerez pourquoi:


L'entrée de la baie de Stewart Island:


Les amis du Père Noël en train de gravir le glacier Franz Josef :


Joyeux Noël et bonne année à tous!

Félix

dimanche 11 décembre 2011

L'arrêt prolongé

Une grande étape à franchir, habiter a Wellington.

Nous arrivons à Wellington le 23 novembre. Le plan est de rester près de 3 mois pour nous trouver une chambre et un travail afin de vivre quelques temps à un seul endroit. Nous avons débuté par un peu plus d’une semaine en auberge de jeunesse. Que faisons-nous? Nous visitons la ville!

Le premier arrêt est le Te Papa, musée national. Aussi grand que 6 terrains de rugby, il est axé presque exclusivement sur la culture néo-zélandaise, contrairement, par exemple, au Musée de la Civilisation de Québec. Nous y avons passé cinq heures la première fois, y visitant un étage et demi. Notre deuxième vite nous permet de faire une autre moitié d’étage. Tant à voir, heureusement que nous restons aussi longtemps. En plus, c’est gratuit.

Notre deuxième visite est le musée de la ville, qui était encore une fois très bien fait. On y voit un peu plus le quotidien au tournant du 19e siècle. Encore gratuit. Pour prolonger le plaisir, une visite au jardin botanique (encore gratuit) au moyen du cable car, véhicule mythique de la ville. Une autre visite nous attend, encore plus grandiose, celle du Parlement! Une heure à déambuler dans l’édifice du premier ministre et de son cabinet, dans le parlement et la librairie parlementaire, et ce, la veille des élections. Il y avait d’ailleurs une salle préparée pour la formation des nouveaux députés, traitant de leurs assistants de parti et de recherche, de leur budget, de l’étiquette. L’un des kiosques rappelait l’importance de mettre son vrai nom sur tous les documents, comme le prouvait une photo de Marilyn Monroe avec un billet d’avion au nom de  Norma Jeane Baker et un autre avait des couverts disposés sur une table pour savoir lesquels utiliser à quels moments. 

Mais il faut être sérieux à partir d’un certain point. Voilà pourquoi nous avons revêtu nos plus beaux habits, et  sommes partis en quête d’un boulot. Nous avons appliqué par Internet, par téléphone et par le porte-à-porte, sans distinction de la compagnie (restaurant, café, auberge, hôtel, bar, restauration rapide et même épicerie) et de l’emploi (serveur, caissier, nettoyeur, plongeur, barman, service aux chambres, etc.). Rien n’y fait, après deux semaines, toujours pas de réponse. Beaucoup de «désolé, notre équipe est déjà complète», souvent des «nous cherchons des gens à long terme», un peu de «on cherche personne, mais tu peu laisser ton CV» et rarement des «certainement, laisses-moi ton CV et nous rappellerons les candidats répondants aux critères». On dirait que je ne suis pas très répondant! C’est frustrant, surtout quand tu vas porter ton CV dans un café, et la semaine suivante, sans avoir reçu de réponses, ils affichent une offre d’emploi dur Internet.

La bonne nouvelle, c’est que l’on s’est trouvé une chambre dans Aro Valley, à l’écart du centre-ville. C’est une dame qui loue les chambres de sa maison aux voyageurs à court ou long terme. Nous cohabitons avec sa fille, Helen, un éducatrice dans une pré-maternelle, un couple Irlandais (Paul et Kiara je crois) qui travaillent dans une firme d’ingénieur et dans un centre dentaire respectivement, un Irlandais qui bosse dans une épicerie et deux Allemands qui comme nous se cherchent un travail. Beau mélange n’est-ce pas? Sans oublier notre colocataire préférée, Gracie, une chatte noir avec des reflets bruns, aux poils longs, ayant un bon poids santé!


Voici notre maison:


Et la ville de Wellington:


Finalement, me voici avec l'un des seuls arbres publics que l'on est vu:



Et ma coiffeuse d'un jour, une Anglaise aussi en voyage, qui couvre les jours fermés normalement du salon de barbier:



Nous ne nous décourageons pas! Valérie a reçu un premier appel pour un café, moi pour McDonald’s. Bof… L’avantage avec un plan, c’est qu’on peut le changer. En tout les cas, dans mes CVs, je disais que j’étais flexible, donc j’espère que c’est vrai….

Je vais vous réécrire pour la suite des choses.

Au revoir

vendredi 9 décembre 2011

Une traversée légendaire

Je vous ai négligé. Manque de temps? Pas vraiment…Manque de volonté? Peut-être un peu, je plaide coupable!

Où en étions-nous? Notre retour à Rotorua, voilà ce qui s’était passé. Et bien, suite à ce retour au pays des Maoris, il était temps de se diriger vers le Sud. Premier arrêt : Taupo.

Taupo est une ville au centre de l’île du Nord, en hauteur sur le bord du lac du même nom. Ce fut un arrêt court, sans grande signification pour nous. Peu de temps pour visiter, un arrêt avant de continuer. Il s’agit d’un passage obligé pour ceux veulent faire du parachute, ayant l’une des plus belles vues et le meilleur rapport qualité-prix. Malgré la qualité, le prix reste élevé!
Départ ensuite pour Whakahoro, le Blue Duck Station. Il s’agit d’une aire protégée au cœur du Parc National Tongariro, que détienne un groupe une douzaine de personnes d’environ 30-40 ans selon nos estimations. Ils veulent protéger la faune et la flore native de la région, comme des fougères, des feuillus, des insectes et des oiseaux. Comment? On finance le projet par les troupeaux de moutons et de vaches (qui ne sont pas natifs, mais bon…) et on tue tout autre chose qui bouge. Ce ne sont pas des farces. Cochons sauvages (et oui!), chèvres ou lapins. Comment sont-ils dommageables? Ils se reproduisent trop, mangent les oisillons ou broutent les repousses de végétation désirées. L’une des activités est d’ailleurs la chasse au lapin et à la chèvre. Trois filles ont mangé leur lapin respectif le soir même… Nous avons plutôt opté pour une balade à cheval dans le domaine, pour avoir une vue sur la forêt tropicale de l’endroit. Une durée de 4-5 heures, dont au moins 2 à cheval, du kayak et l’observation d’un canard bleu, la vedette locale, que Valérie a repéré pour nous!

Ensuite, grosse journée en vue : Tongariro alpine crossing. Une marche en montagne de 800 mètres de plus de six heures, classée l’une des meilleures marches d’une journée au monde (par des experts quelconques). Et bien, nous n’avons pas été déçus (c’était réellement des experts)! On passe d’un paysage à moitié désertique, avec de la végétation basse et brunâtre, vers la montée vertigineuse, pour passer dans le col de deux montagnes (qui est en fait un énorme cratère de volcan), pour monter une crête où il y avait des vents horribles (sans blague, on croyait qu’on s’envolerait), admirer les lacs d’émeraude (aussi des cratères), redescendre dans des petits fourrés, et terminer dans une forêt! On aurait dit des paysages du Seigneur des Anneaux! ….Attendez un peu! C’est parce que c’était le cas! Je suis entre autres passé à la gauche de la montagne du Destin :


Rude journées qui en valait la peine, croyez-moi. Qu’est-ce qui nous attendait à la fin? Une bonne bière froide, rien de mieux pour décanter.

Ensuite, ce fut une journée sur la route pour nous rendre jusqu’à Wellington, notre arrêt prolongé. En chemin, on arrête dans une ville, qui, il y a quelques années, ils cherchaient une façon pour attirer les touristes. Leur idée : La ville du lancer de bottes de caoutchouc! Imaginez le remue-méninge dans le département de communication! Nous avons participé, moi avec un grand succès, Valérie se cherchait une meilleure prise sur la botte disons!

Avant de se quitter, nous voici aux côtés des Lacs Émeraude, victorieux de l'ascension:


Et l'objet emblématique de la ville (donc je ne me souviens le non...):


Maintenant, notre mode vie va changer pour les prochains mois. Lisez pourquoi dans mon prochain article!!!

Félix