dimanche 25 décembre 2011

L'adaptation

Et oui, tous les êtres vivants doivent s’adapter : climat, terre, oxygène, évolution, mutation, etc. Ça passe ou ça casse. Il y a moi et les dinosaures!

Et oui, je me suis adapter au fait que je n’ai pas trouvé l’emploi qui m’attendait à Wellington. D’après moi, il n’était pas au courant que je venais le quérir! Mais bon, on s’arrange et on a pris le premier autobus (bien, plutôt le 10ème, après trois semaines à Wellington) et on est parti vers le Sud, cette grande contrée aux paysages encore plus contrastants que le Nord. Et nous n’avons pas été déçus!

Après une traversée houleuse du détroit de Cook, nous arrivons à Picton, ville d’accueil pour nous diriger vers le parc Abel Tasman. En chemin, on nous dit que la région de Nelson que nous traversons, terreau fertile pour les vignobles, est constamment caressée par les doux rayons du soleil néo-zélandais dont l’indice UV est simplement trop élevé! Nous sommes finalement tombé sur les quelques jours où ils avaient reçu un sommet historique de précipitations, qui causent des inondations monstres! Après un retard de plusieurs heures, nous parvenons à destination. Ce fut en réalité un mal pour un bien, puisque cette journée ardue nous a garantit aux yeux de mère nature 8 jours de beau temps!

On se lève le lendemain, le brouillard se dissipe et nous partons pour une randonnée de 5 heures dans cette réserve magnifique parsemée de plages et de forêts tropicales tempérées. Exténuant mais donne le sentiment du devoir accompli.

Même sentiment après notre marche dans le glacier Franz Josef (et non pas Franz Ferdinand!). Encore du beau temps, alors que la côte ouest reçoit de la pluie en moyenne 290 jours par année! Sept heures dans un glacier qui était en expansion jusqu’en 2010. On se sent petit entouré des Alpes du Sud, à quelques centaines de mètres des nuages et progressant sur une masse glacée bougeant de  mètres par jour! Notre gentil guide de 22 ans aime tellement grimper dans les glaciers qu’il fait déjà de l’arthrite dans un genou!

Après ces efforts physiques exigeants, nous parvenons à Queenstown, ville mondiale de l’adrénaline : jet boat, parachute, deltaplane, rafting et …Bungee! Moi, je suis une poule mouillée, j’ai refusé de me jeter ne bas d’un canyon de 134 mètres attaché à une corde de caoutchouc! Pour des détails, vous demanderez à Valérie. Un aperçu? Avant : Sourire excitation et nervosité. Après : Sourire, excitation et l’adrénaline dans le tapis!

Avant de célébrer mon premier néo-zélandais à Queenstown, il fallait que je fasse deux choses : Visiter Stewart Island, voir Milford Sound et me faire manger par les mouches! En gros, il s’agissait d’une île à 85 % vierge avec 400 habitants seulement, des fjords impressionnants et une nuit dans un ancien camp de travailleurs infesté de mouche qui vous mordre beaucoup trop pour leur taille!

Une fois ces formalités effectuées, nous pouvions faire le plus plaisant : l’épicerie de Noël! On remplit le panier, on revient à l’auberge, on cuisine notre festin et on a même droit à un visionnement privé de «Maman, j’ai raté l’avion!». Clou de la soirée, je reçois un livre sur les lieux de tournages du Seigneurs des anneaux de Valérie!

Les prochains jours consisteront en deux choses principalement : montrer à tous les employeurs régionaux que je suis le meilleur candidat pour la réception d’une auberge jeunesse, serveur ou plongeur de restaurant, préposé d’un café, homme de ménage, cueilleur de fruits ou tout autre poste que vous pouvez imaginer. Vous pouvez voir que je ne suis pas trop capricieux!

Je vous laisse sur quelques photos. D'abord, je vous présente Benjamin, 10ans, qui venait de recevoir le plus beau cadeau qu'un enfant peut désirer: un LEGO! Il m'a ensuite demandé si je voulais voir les autres qu'il avait apporté...je n'ai pas pu dire non!


Valérie devant notre Buffet de Noël!

Notre autobus de voyage devant une des montagnes des Alpes du Sud:

Mirror Lake, vous devinerez pourquoi:


L'entrée de la baie de Stewart Island:


Les amis du Père Noël en train de gravir le glacier Franz Josef :


Joyeux Noël et bonne année à tous!

Félix

dimanche 11 décembre 2011

L'arrêt prolongé

Une grande étape à franchir, habiter a Wellington.

Nous arrivons à Wellington le 23 novembre. Le plan est de rester près de 3 mois pour nous trouver une chambre et un travail afin de vivre quelques temps à un seul endroit. Nous avons débuté par un peu plus d’une semaine en auberge de jeunesse. Que faisons-nous? Nous visitons la ville!

Le premier arrêt est le Te Papa, musée national. Aussi grand que 6 terrains de rugby, il est axé presque exclusivement sur la culture néo-zélandaise, contrairement, par exemple, au Musée de la Civilisation de Québec. Nous y avons passé cinq heures la première fois, y visitant un étage et demi. Notre deuxième vite nous permet de faire une autre moitié d’étage. Tant à voir, heureusement que nous restons aussi longtemps. En plus, c’est gratuit.

Notre deuxième visite est le musée de la ville, qui était encore une fois très bien fait. On y voit un peu plus le quotidien au tournant du 19e siècle. Encore gratuit. Pour prolonger le plaisir, une visite au jardin botanique (encore gratuit) au moyen du cable car, véhicule mythique de la ville. Une autre visite nous attend, encore plus grandiose, celle du Parlement! Une heure à déambuler dans l’édifice du premier ministre et de son cabinet, dans le parlement et la librairie parlementaire, et ce, la veille des élections. Il y avait d’ailleurs une salle préparée pour la formation des nouveaux députés, traitant de leurs assistants de parti et de recherche, de leur budget, de l’étiquette. L’un des kiosques rappelait l’importance de mettre son vrai nom sur tous les documents, comme le prouvait une photo de Marilyn Monroe avec un billet d’avion au nom de  Norma Jeane Baker et un autre avait des couverts disposés sur une table pour savoir lesquels utiliser à quels moments. 

Mais il faut être sérieux à partir d’un certain point. Voilà pourquoi nous avons revêtu nos plus beaux habits, et  sommes partis en quête d’un boulot. Nous avons appliqué par Internet, par téléphone et par le porte-à-porte, sans distinction de la compagnie (restaurant, café, auberge, hôtel, bar, restauration rapide et même épicerie) et de l’emploi (serveur, caissier, nettoyeur, plongeur, barman, service aux chambres, etc.). Rien n’y fait, après deux semaines, toujours pas de réponse. Beaucoup de «désolé, notre équipe est déjà complète», souvent des «nous cherchons des gens à long terme», un peu de «on cherche personne, mais tu peu laisser ton CV» et rarement des «certainement, laisses-moi ton CV et nous rappellerons les candidats répondants aux critères». On dirait que je ne suis pas très répondant! C’est frustrant, surtout quand tu vas porter ton CV dans un café, et la semaine suivante, sans avoir reçu de réponses, ils affichent une offre d’emploi dur Internet.

La bonne nouvelle, c’est que l’on s’est trouvé une chambre dans Aro Valley, à l’écart du centre-ville. C’est une dame qui loue les chambres de sa maison aux voyageurs à court ou long terme. Nous cohabitons avec sa fille, Helen, un éducatrice dans une pré-maternelle, un couple Irlandais (Paul et Kiara je crois) qui travaillent dans une firme d’ingénieur et dans un centre dentaire respectivement, un Irlandais qui bosse dans une épicerie et deux Allemands qui comme nous se cherchent un travail. Beau mélange n’est-ce pas? Sans oublier notre colocataire préférée, Gracie, une chatte noir avec des reflets bruns, aux poils longs, ayant un bon poids santé!


Voici notre maison:


Et la ville de Wellington:


Finalement, me voici avec l'un des seuls arbres publics que l'on est vu:



Et ma coiffeuse d'un jour, une Anglaise aussi en voyage, qui couvre les jours fermés normalement du salon de barbier:



Nous ne nous décourageons pas! Valérie a reçu un premier appel pour un café, moi pour McDonald’s. Bof… L’avantage avec un plan, c’est qu’on peut le changer. En tout les cas, dans mes CVs, je disais que j’étais flexible, donc j’espère que c’est vrai….

Je vais vous réécrire pour la suite des choses.

Au revoir

vendredi 9 décembre 2011

Une traversée légendaire

Je vous ai négligé. Manque de temps? Pas vraiment…Manque de volonté? Peut-être un peu, je plaide coupable!

Où en étions-nous? Notre retour à Rotorua, voilà ce qui s’était passé. Et bien, suite à ce retour au pays des Maoris, il était temps de se diriger vers le Sud. Premier arrêt : Taupo.

Taupo est une ville au centre de l’île du Nord, en hauteur sur le bord du lac du même nom. Ce fut un arrêt court, sans grande signification pour nous. Peu de temps pour visiter, un arrêt avant de continuer. Il s’agit d’un passage obligé pour ceux veulent faire du parachute, ayant l’une des plus belles vues et le meilleur rapport qualité-prix. Malgré la qualité, le prix reste élevé!
Départ ensuite pour Whakahoro, le Blue Duck Station. Il s’agit d’une aire protégée au cœur du Parc National Tongariro, que détienne un groupe une douzaine de personnes d’environ 30-40 ans selon nos estimations. Ils veulent protéger la faune et la flore native de la région, comme des fougères, des feuillus, des insectes et des oiseaux. Comment? On finance le projet par les troupeaux de moutons et de vaches (qui ne sont pas natifs, mais bon…) et on tue tout autre chose qui bouge. Ce ne sont pas des farces. Cochons sauvages (et oui!), chèvres ou lapins. Comment sont-ils dommageables? Ils se reproduisent trop, mangent les oisillons ou broutent les repousses de végétation désirées. L’une des activités est d’ailleurs la chasse au lapin et à la chèvre. Trois filles ont mangé leur lapin respectif le soir même… Nous avons plutôt opté pour une balade à cheval dans le domaine, pour avoir une vue sur la forêt tropicale de l’endroit. Une durée de 4-5 heures, dont au moins 2 à cheval, du kayak et l’observation d’un canard bleu, la vedette locale, que Valérie a repéré pour nous!

Ensuite, grosse journée en vue : Tongariro alpine crossing. Une marche en montagne de 800 mètres de plus de six heures, classée l’une des meilleures marches d’une journée au monde (par des experts quelconques). Et bien, nous n’avons pas été déçus (c’était réellement des experts)! On passe d’un paysage à moitié désertique, avec de la végétation basse et brunâtre, vers la montée vertigineuse, pour passer dans le col de deux montagnes (qui est en fait un énorme cratère de volcan), pour monter une crête où il y avait des vents horribles (sans blague, on croyait qu’on s’envolerait), admirer les lacs d’émeraude (aussi des cratères), redescendre dans des petits fourrés, et terminer dans une forêt! On aurait dit des paysages du Seigneur des Anneaux! ….Attendez un peu! C’est parce que c’était le cas! Je suis entre autres passé à la gauche de la montagne du Destin :


Rude journées qui en valait la peine, croyez-moi. Qu’est-ce qui nous attendait à la fin? Une bonne bière froide, rien de mieux pour décanter.

Ensuite, ce fut une journée sur la route pour nous rendre jusqu’à Wellington, notre arrêt prolongé. En chemin, on arrête dans une ville, qui, il y a quelques années, ils cherchaient une façon pour attirer les touristes. Leur idée : La ville du lancer de bottes de caoutchouc! Imaginez le remue-méninge dans le département de communication! Nous avons participé, moi avec un grand succès, Valérie se cherchait une meilleure prise sur la botte disons!

Avant de se quitter, nous voici aux côtés des Lacs Émeraude, victorieux de l'ascension:


Et l'objet emblématique de la ville (donc je ne me souviens le non...):


Maintenant, notre mode vie va changer pour les prochains mois. Lisez pourquoi dans mon prochain article!!!

Félix

mercredi 23 novembre 2011

Au pays des Maoris

Bon, trêve de tenter de trouver des lignes directrices de blogue, diantre, il faut bien raconter ce qui s’est passé!

Nous avons eu deux semaines très mouvementées! Arrivée à Rotorua, ville culturelle Maori par excellence. Alors que 15% de la population néo-zélandaise est Maori, ce chiffre grimpe à 70% dans cette seule région! Nous avons décidé de débarqué de notre véhicule de groupe pour une durée de 4 jours....mais malheureusement, l’autobus suivant ne voulait pas de nous, ayant déjà trop de passagers. Nous nous sommes donc résignés à rester 6 jours. Disons que ce fut plutôt relaxant, même si on s’est tenu occupé. D’abord une visite de Hobbitbourg, très intéressant! 47 maisons de hobbits reconstruites, mais je ne peux pas vous en parler ou vous le montrer, une clause de confidentialité me restreignant…

 Nous avons aussi essayé le Zorbing (difficile à expliquer, cherchez sur Internet!), qui fut très bref. Au moins on aura essayé! Mais notre visite du Rotorua Museum aura été tout sauf décevante. Construit dans un ancien établissement de bains thérapeutiques (lisez ici thérapeutiques comme «chocs électriques dans un bain»), l’architecture est tout aussi impressionnante que l’exposition sur la culture maori ou les bains encore présents (mais non utilisés)! Pour compléter, excepté de nombreuses marches, nous avons visité Wakarewarewa, un village Maori construit sur des terres volcaniques d’eau thermales et de geysers. Une ingéniosité naturelle utilisée par les villageois qui nous impressionne. Un point en particulier m’interpelle, il s’agit du suivant :

Chez les Maoris, la propriété individuelle n’existe pas, le tout est à la collectivité. Pour acquérir quelque chose (bien ou terre), tu combats pour l’avoir (d’où le malentendu avec les européens, alors que les natifs croyaient prêter leur terrain à ceux-ci en retour des miroirs, bijoux, fusils et autre outil de trocs, et non pas leur céder le terrain…). Donc Whakarewarewa est un bien collectif, avec 25 maisons, mais beaucoup plus de familles! Pour régler le problème, voici leur solution; Les résidents se voient octroyer une hypothèque minime, pour leur permettre d’économiser amplement. Une fois le montant nécessaire acquéri, la famille déménage à Rotorua puisqu’elle a les moyens pour s’acheter une maison à un prix régulier. Une autre famille prend leur place, etc. Ainsi, chacun a son tour dans leur lieu spirituel!

Une fois cette escale faite, nous avons embarqué dans le voyage vers le Cap Est, avec seulement 8 autres compagnons plutôt que 42 cette fois, à notre grande joie. Notre guide s’appelle Jason et est un Maori local, il est celui qui a proposé et mis sur place cette partie du trajet. Nous avons ainsi fait des arrêts tout au long de la côte est pour la vue et en apprendre un peu plus sur la culture locale! Notre première auberge se trouve à Maraehako Bay, un terrain appartenait à une famille élargie (d’au moins 10 kilomètres carrés) qui refuse de le vendre. Ils cultivent l’essentiel et en sont très heureux!  J’ai été à la pêche au «crayfish», écrevisse (je ne connais pas la traduction exacte, c’est une grosse langoustine) et nous en avons pêchés une dizaine, consommés avec le barbecue du soir! 

Ensuite, arrêt dans une église-mémorial pour les soldats maoris locaux morts lors des conflits mondiaux, et nous allons à Gisborne, ville de surfeur par excellence et première ville à voir le soleil! Activité à Gisborne : La glissade sur des roches! À un emplacement de la rivière, les roches formes une glissade parfaite, que nous avons éprouvée quatre ou cinq fois! Avant de repartir, un de nos compagnons décide de sauter cette chute :



Il est un Suédois et dit le faire souvent en Norvège….quand même! Et durant tous ces jours, comment on s’occupe le soir? Nous jouons au 31, à Passer l’as ou encore au «Marmiton» avec Adrian, Laurence, Jip et Olle, qui à eux-seuls représentent 1/7 de l’Union Européenne!

Puis retour à Rotorua pour mieux repartir vers Taupo, puis le parc National Tongariro et finalement Wellington. Mais ça, c’est une autre histoire!

Pour les amateurs du Seigneur des anneaux, voyez ce qu’ils servent en haut du menu :


Voici l'animal le plus vu sur la route:

Et voici mes compagnons de pêche!


Sweet as Bro! (Super mon ami!)

Félix

Le train-train quotidien

La vie en voyage est faite de deux choses : les aventures et découvertes quotidiennes d’un côté et de l’autre, les habitudes routinières que l’on adopte volontairement, ou qui s’installe naturellement!

Les promenades en kayak le long de la côte Est vers Cathedral Cove (caverne en forme de cathédrale) ou encore une soirée Maori à apprendre un Haka traditionnel ne font définitivement pas partie de la dernière catégorie. Oui, je me suis mis en bedaine et j’ai crié et grimacé en Maori. Cette pratique était faite par les guerriers avant les combats pour impressionner l’ennemi. Si vous cherchez, vous verrez d’ailleurs que plusieurs ont la langue bien pendu. Pourquoi? Pour démontrer à son adversaire que nous allons le manger évidemment!

Autre surprise au cours du voyage, la rencontre d’un Suisse. Pas l’animal là, ceux qui ont peur des minarets, vous comprenez? Il s’appelle Claude et il voyage seul en vélo. Outre être courageux de voyager à vélo dans un pays si vallonné et montagneux, Claude fait un défi : Le Challenge. Son ami et lui passent deux mois à visiter le pays des Kiwis, mais à des moments séparés l’un de l’autre. Ils ont acheté le vélo et le matériel ensemble, et se le transfèrent lors de leur rencontre. Le challenge consiste en une série de défis proposés par un jury (composé d’amis universitaires) chaque semaine. Celui ayant obtenu les meilleures photos des défis relevés et le plus d’appui Facebook se verra attribué le vélo acheté ensemble. Au chapitre des défis relevés? Tondre un mouton, prendre la photo d’un ciel étoilé dans une caverne, une partie d’échec avec une aînée locale et une course en sac à patates avec un Néo-Zélandais.

Pourquoi est-ce que je vous parle de Claude? Et bien puis que les jambes de Valérie et mon corps entier apparaissent sur son défi hebdomadaire, recréer une manifestation. Nous l’avons fait avec une pompe et une roue de bicyclette, une clôture derrière l’auberge jeunesse et une dizaine de personnes.  Très bel effet!

Au chapitre des routines, citons d’abord notre accompagnement de base : l’avocat. Aussi accessible et peu dispendieux ici qu’il peut être cher au Canada, il constitue notre accompagnement quotidien avec une tomate, de l’oignon et du vinaigre balsamique. Un régal! Toujours au rayon culinaire, ajoutons les rôties au Nutella, les sandwichs jambon-fromage, et les barres tendres canneberges-noix. Je constitue le responsable des cuissons viande-volaille, Valérie pour les légumes.

Pour ce qui est des chambres, d’autres gestes répétés s’accumulent : je prends le lit du bas, je lis à un rythme effréné, Valérie perd ses choses et les retrouve toutes les 10 minutes et j’écoute des émissions de radio hebdomadaires québécoises (ma famille les connaît).

Il y une autre action qui elle est répétitive, mais il faut y penser : se crémer. En effet, on se trouve en dessous d'un trou dans la couche d’ozone ici, ce qui nous rend très susceptible aux rayons UV. On dit qu’en 5 minutes on peut prendre un coup de soleil ici, ce qui veut dire 2 pour moi, vous vous en doutez!

Mais une chose qui arrive presque chaque jour, c’est d’admirer les paysages. Ceux qui ont voyagé avec moi le savent, j’ai peu de patience dans les transports et habituellement je lis ou j’écoute la radio. Hors, étrangement, je peux rester hypnotisé 5 heures de temps à contempler les vallons verts, les dunes de sable ou encore les troupeaux de vaches se succéder le long de l’autoroute 1 ou des routes perpendiculaires à celles-ci. C’est bon signe!

Notre point de départ vers Cathedral Cove:

Aussi, sur le rocher, ils ont fait une erreur, ils ont oublié le «H», donc je l'ai remplacé:

Et voici un aperçu de notre paysage quotidien (ajouter beaucoup de vallons!):

Comme certaines habitudes sont bonnes à conserver, je vous donne rendez-vous bientôt!

Félix

dimanche 13 novembre 2011

Mon étude de terrain

Bonjour à vous! Aujourd’hui, je vous propose un tour d’horizon de la dernière semaine au moyen de concepts scientifiques très utiles : les lois et les théories, éprouvées sur le sol néo-zélandais. Vous verrez…

Valérie et moi nous sommes embarqués dans l’autobus Stray adventures. Je vous explique : Nous avons acheté une passe d’autobus pour toute la Nouvelle-Zélande, passe qui couvre toute les grandes villes et régions. Contrairement à des autobus comme Orléans express, l es autobus sont plus petits,  pour une vingtaine de personnes, avec une remorque pour les bagages. C’est un autobus sur mesure pour les voyageurs en sac à dos que nous sommes qui permet de faire le tour de la Nouvelle-Zélande en environ 30 jours en continu. Hors, la beauté de la chose est que l’on peut débarquer et rembarquer quand l’on veut dans ceux-ci, et donc faire notre propre calendrier de voyage, tant qu’il reste de la place sur l’autobus désiré. Aussi, au lieu de se rendre directement de A à B, le chauffeur nous parle de certaines régions et fait des arrêts hors des sentiers battus, hors des grands centres. Donc c’est un mélange de voyage organisé et de voyage autonome, avec les avantages et les inconvénients des deux. Il en existe une émule depuis 1997 au Canada, soit «Moose experience» (mes sources confidentielles sont de Guelph, Ontario). C’est très bien jusqu’à maintenant!

Depuis le 4 novembre, soit après une semaine remplie à Auckland (dont entre autre d’un saut de bungee de Valérie, moi j’ai fait le poulet), nous nous sommes dirigés vers le Nord, soit Paihia. En route arrêt dans un centre refuge pour les oiseaux natifs de la Nouvelle-Zélande. La théorie de la chaîne alimentaire a fait trop ses preuves en Nouvelle-Zélande malheureusement. Avant l’arrivée des Maoris, autochtones locaux, il n’y avait pas de mammifère en Nouvelle-Zélande, ce qui a permis au Kiwi (l’oiseau) entre autres de se développer sans voler, en vivant seulement au sol. Les Maoris, lors de leur arrivée vers 1300, ont apporté avec eux des chiens, et les Européens au 18e siècle des opossums. Ces deux animaux se font un plaisir de chasser le kiwi, qui est depuis en danger! En une nuit, à Waitangi, un chien a déjà tué 100 kiwis d’un seul coup…Mais, dans ce centre, j’ai eu la chance de voir non pas un, mais bien deux kiwis, et d’en flatter un! Le responsable du centre promène Spikey, un kiwi qui a perdu une patte, dans les écoles pour présenter leur emblème nationale aux jeunes, qui n’ont pas la chance d’en croiser souvent. Il dit qu’à l’aéroport, le pauvre kiwi, gêné de nature, fait sensation! À quand Parka dans les écoles pour parler diffuser notre emblème nationale?

Arrivée à Paihia, et là, on comprend les lois de l’offre et de la demande. L’industrie numéro un ici n’est plus la production de produits laitiers, mais bien le tourisme. Forte demande, augmentation de la quantité demandée, augmentation du prix. Au moins, comme dans un compte courant, mes importations de plaisir dépassent mes exportations de capitaux canadiens! Nous avons marché vers une belle chute, on a visité un ancien port marin de mauvaise réputation (anciennement l’«enfer du pays») et on a vu la plus vieille église de Nouvelle-Zélande. Puis, direction Cap Reigna, la pointe Nord. Le spectacle y est toute simplement magnifique : la rencontre da la mer de Tasman et de l’océan Pacifique. Une eau claire, des côtes à couper le souffle.

En passant, voici la vue de Cap Reigna:
Et du phare qui est sur place:


L’augmentation des prix en tourisme se confirme lorsque l’on comprend les lois sur la propriété en Nouvelle-Zélande. Les propriétaires des terres sont aussi propriétaires du sous-sol correspondant. Donc, plusieurs fermiers acceptent une réduction d’accès à leur terre pour la culture ou l’élevage en retour de redevances pour l’utilisation à des fins touristiques de leur terrain. Premier exemple, les caves de Waitomo. Plusieurs compagnies ont fait l’acquisition de section de ces caves souterraines. Nous avons en avons profité en faisant une promenade dans caves reconnues pour leurs larves fluorescentes, ce qui offre un spectacle étoilé, et pour les stalactites st stalagmites présentes. Coût de l’activité : 132$. Aouch!

Deuxième exemple : Hobbiton. Les fermiers Alexanders ont accordé les droits d’utilisation de leur ferme à New Line Cinema et à Miramax, pour filmer Le Seigneur des Anneaux (la Comté) et Bilbo le Hobbit, mais aussi pour les droits de visites. Donc, les fermiers ont une redevance sur le prix d’entrée de 66$ pour une visite de deux heures. Aouch! Mais au moins, ça ne fallait grandement la peine! L’embargo sur le contenu ou les images de ce lieu m’empêche de les diffuser avant la sortie de la deuxième partie de Bilbo le Hobbit en DVD, donc soyez patient….

Bon, sur ce je retourne à mon étude de terrain de la Nouvelle-Zélande et je vous reparle de mes résultats!

Félix

lundi 31 octobre 2011

Nous y voilà!

Longuement désirée, de fond en comble recherchée et tant questionnée, la voici, la Nouvelle-Zélande.

Bon, avec un peu moins de grandiloquence, on n'en est qu'à Auckland pour le moment, mais quand même!

Premier constat: Auckland est parcourue d'îles et de lacs, ce qui fait beaucoup d'eau (et donc donne des sueurs à l'atterrissage, on est pas dans un hydravion!), mais de l'autre côté de la médaille, des beaux paysages!

Parlant de médaille, vous me pardonnerai la digression, on en entend un peu parler, cette victoire en coupe du  monde de Rugby à domicile (ou à la maison selon Pierre Houde). On va chercher s'acheter un téléphone (et oui, le retour du cellulaire), le vendeur a des problèmes, ses collègues rient de lui, mais il trouve le moyen de nous parler de cette victoire. Grande victoire? La partie l'était, pas nécessairement la victoire. La France a surpris. Les publicités elles faisaient toutes références à ces fameux All Blacks et à leur tournoi. Depuis hier? Les publicités font références à la réussite des All Blacks aux dépends du XV de France. «We are prou you», «ABs you rock», vous voyez le genre. En passant, le surno du Canada? Les Canucks!

Bon revenons à nos moutons (quelle belle allusion!). On est dans une auberge jeunesse de 500 lits. Elle n'a peut-être pas l'ambiance les petits endroits mais elle possède néanmoins leur taille de cuisine! On est bien situé sur Queen Street (qui est la Ste-Catherine locale). à notre actif nous avons un tour piéton solo (autant que peut être une visite solo à deux), une visite au Zoo, une visite en haut de la Sky tower, une rencontre d'orientation, et l'ouverture de notre compte de banque! Que pouvons nous ressortir de tout cela: 
-Primo, Auckland n'est pas aussi laide qu'on nous l'avait annoncé, mais ça reste une ville de 1,3 millions de personnes; 
-Deucio: Le mouvement Occupy Wall Street s'st étendu à Auckland;
-Tertio: J'ai vu le derrière d'un Kiwi courir dans la pénombre, c'est qu'ils sont gênés;
-Quatro: Les Kiwis (habitants) sont des gens introvertis, comme l'animal;
-Cinco: Le temps de la cueillette de fruit par les occidentaux est terminé, place à la sous-traitance pacifiquienne;
-Seis: Il y a une file réservée pour ceux qui veulent ouvrir un compte de banque ou avoir leur numéro d'assurance sociale à la Kiwi Bank.
N.B.: Notez comment je passe de l'italien à l'espagnol avec une facilité déconcertante!

Deuxième constat, les avocats sont d'un coût ridicule.....bon, comme mon constat est mince, j'ajoute un deuxième deuxième constat: Les boutiques de chaussures sont rares (selon Valérie).

Ensuite (je passe d'un type de marquer de relation à un autre) en rafale, les Mcdonald's ont des Kiwis Angus, contenant non pas de l'agneau, mais des betteraves et un oeuf. Je cherche encore le lien local, ça viendra! L'expression «Sweet as» signifie «génial», «géant» ou «super», as doux derrière! Il y a ici 9 moutons par habitants. Les billets sont en plastiques, parce que trop d'entre eux se perdaient ou se désagrégeaient à la plage. C'est vrai! À chaque fois que l'on traverse une rue, on se trompe invariablement sur le côté à surveiller à cause de la conduite à droite.

Autre observation importante, pour visiter hors des villes, il faut faire affaire avec des compagnies de tours, sauf si l'on a une voiture. On a réservé un voyage au nord d'Auckland pour trois jours en fin de semaine, mais pour la suite, on va se diriger vers le sud, tranquillement, jusqu'à la partie basse de l'île du sud pour espérer y trouver du travail. Je penche pour emploi comme guide dans des parcs ou dans des auberges, Valérie dans le tourisme d'aventure. Mais, comme nous l'a suggéré Craig, notre contact canadien à notre agence IEP, nous restons l'esprit ouvert, prêts à faire de tout!

Sinon, avant cette aventure, nous allons visiter le Auckland Museum, le Musée des transports et des technologies, faire un tour guidé gratuit, une rencontre avec des homologues étrangers faisant le même programme autour d'une boisson de houblon, une soirée cinématographique néo-zélandaise accompagnée de burgers locaux.

Bon avant de vous quitter, je vais tenter d'envoyer quelques photos!
Voici Valérie qui déguste son combo café-dessert à 6 dollars en à environ 200 mètre de haut:

L'hôtel de ville:

Et de beaux bâtiments (le troisième est la Clock tower de l'université):

Bon sur ce, avant de quitter je vous livre mon état de santé:
-La pression est bonne, Canadiens a 3 victoires de suite;
-La rétine décolle, j'ai finit 2 livres (Une enquête de Wallander de Henning Mankell et «Gone, Baby, Gone» de Dennis Lehane)sur trois. Je m'attelle à la lecture de la trilogie berlinoie en anglais et à l'achat d'autres bouquins. Mon poids augmente!
-Mon cerveau est ne ébullition: Je viens de voir des pancartes électorales!

À la prochaine, autre heure, même site!

Félix

mardi 25 octobre 2011

L'escale obligatoire!

Bula! (Bonjour, salut, merci, santé,  en fait c’est le mot fidjien pour tout, ça veut dire «vie»!)

Devoir arrêter aux Îles Fidji pour se rendre en Nouvelle-Zélande, c’est dur. Très dur! L’arrivée à 6h du matin, tout en sachant pertinemment que nous avions perdu une journée de notre vie (Pour les pointilleux il s’agit du 23 octobre: le vide total!)
Arrivée dans un mini aéroport qui, selon moi, n’est pas adapté pour recevoir un avion contenant 424 passagers! Mais bon si l’on en reçoit qu’un par semaine, à quoi bon… En connaissez-vous beaucoup de douanières qui vous suggère d’assister à un festival indien de la lumière sans vous posez de question sur votre périple? Elle était sympathique.

Rencontre de notre ami fidjien Elia qui nous attendait à 5h10 alors que nous le rencontrons à 7h15! «Ce n’est pas grave, j’ai dormi dans la salle des employés!» N.B. : Il ne travaille pas à l’aéroport.
Arrivée à l’auberge, on nous explique accompagne et vient l moment de choisir ce que l’on fait. Probablement rien, avec un peu de planification pour les jours à venir, avec encore un peu de rien. Mais le problème, c’est que l’on nous offre une sortie en après-midi. Bah, pourquoi pas?
Visite des jardins de la Montagne des géants endormis (parce que l’on distingue 3 figures de géants à l’horizontale sur la crête). Notre guide local nous montre des bananes : «Celles là elles ne sont pas normales, elles poussent à l’envers.» Vérification faite, toutes les bananes présentes croissent de la même façon. «Ah non je vous le dit….hey regardez cette fleur!» On lui pardonne il était sympathique….et volubile il fait un monologue sur la justice : «Si tu es pris à conduire sans permis, ou a faire des courses illégales [ce qu’il fait fréquemment], les policiers te cassent quelques membres et t’envoient en prisons quelques heures. Le taux de criminalité a réellement diminué aux Îles Fidji!» Ah d’accord…
Direction le baie de boue!! Relaxant purifiant, le sage du village (du moins il m’apparaissait ainsi) nous explique comment il a parti le tout, la découverte des sources d’eaux chaudes dans les années 40 par les soldats américains et comment il veut développer. Nos co-visiteurs allemands qui dirigent des hôtels lui donnent des conseils, qu’il écoute avidement!

De retour à l’auberge, on assiste à une partie de volleyball et de ping-pong avant de réserver une expédition à Bounty Island demain. Là, on attend l’heure du souper qui est, voyons, maintenant!! On tentait de ne pas s’endormir, Valérie n’a pu résister. Bon nous allons aller manger notre Poulet bamboo (pas la plante). On se reparle plus tard!!!

lundi 17 octobre 2011

L'attente du départ c'est long!

Avant de partir, il y a l'excitation de partir, l'achat des articles pour le départ, la lecture du guide de voyage et la planification. La deuxième partie elle est tout aussi importante, mais au combien stressante et angoissante! Je suis presque prêt, je le sais, pourquoi prolonger l'attente? Et je crois que plusieurs me comprennent! Comment se fait-il que je peux avoir autant de plaisir à faire du ménage dans ma chambre pour préparer mon départ? Ça c'est du vrai paranormal comparé aux X-Files!

Je suis maintenant dans la phase du questionnement. Il y a d'abord les questions de type organisationnelle: Quand est-ce que je commence mes bagages? Est-ce que j'ai tout mes documents? Qu'est-ce que j'apporte pour 6 mois d'été? ....Ah, non, celle là c'est juste pour faire réagir les autres!

Ensuite il y a les questions pratiques: Quels livres? Quelle musique? Des vêtements dans l'avion? Elles se posent puisqu'avec 26 heures en espace aérien ou terres internationales, il faut s'occuper (et rester propre puisque je voyage accompagné!).

Puis viennent les questions de stress: Est-ce que je vais trouver un appartement? Un loft? Une chambre dans une maison? Est-ce que quelqu'un va vouloir d'un Québécois qui fait des clowneries costumés en soldat du 17e siècle ou encore en Castorette de 300 livres et qui a comme emploi le plus long de passer des boîtes de «Kraft Dinner» pendant 10 heures de file?

Enfin, les meilleures questions, les philosophiques: Pourquoi je pars là 6 mois? Pourquoi aller occuper un emploi étudiant dans le bout du monde quand tu es bachelier? Pourquoi t'éloigner des amis et famille? Comment faire pour rester à l'affût des repas du jeudi soir de P.K. Subban sans le 4 à 7 de RDS ou le Match de TVA Sports?

Bref, les départs, c'est pas de tout repos! Celui-ci viendra à Nadi, sur une plage des îles Fidji j'espère....

Ouin, bien a la prochaine!

vendredi 14 octobre 2011

Bienvenue sur mon blog!!

Improvisation 2011-2012
Catégorie: Libre
Durée: 5 mois et 23 jours
Nombre de joueurs: 2
Thème: Deux québécois qui découvrent la Nouvelle-Zélande!

Et oui, le départ est le 22 octobre à 13h30. Difficile d'oublier un moment si imminent! Il convient de faire le point sur ma préparation. Est-ce que j'ai fait mes bagages? Non, beaucoup trop tôt! Est-ce que toutes mes choses sont achetées? Non, les meilleurs achats se font toujours la veille à la fermeture des pharmacies! Est-ce que j'ai un emploi? Un appartement? Une idée de l'organisation de ces 6 mois? Non! Si ce n'est de 4 jours aux îles Fidji, endroit de quarantaine pour se sevrer de politique fédérale, provinciale ou de Canadiens!

Bon certain diront que je ne réussirai pas un tel détachement....C'est vrai! Mais je reste bien Canadien tout de même (dans les deux sens du terme!).

Au moins, j'ai un passeport, un visa et de la lecture pour quelques semaines. C'est déjà un début. Mais le reste s'écrira ensuite, en compagnie de Valérie. Ça, c'est la partie excitante!

Au plaisir de vous recroiser au sein de ces quelques lignes.....

Félix